Tourisme - Le secteur privé fait pression


Les opérateus touristiques ne sont pas sortis de l’auberge. Ils sont soutenus par l’ensemble du secteur privé pour la réouverture intégrale des frontières. Des professionnels du tourisme de Nosy-Be ont tiré la sonnette d’alarme. Ils se trouvent dans une situation intenable. Une plainte entendue par d’autres opérateurs économiques qui ont signé une pétition conjointe. « Le monde s’ouvre, c’est le moment de rouvrir pleinement Madagascar au monde ». Le SOS lancé par des groupements du secteur privé a été sans équivoque. Deux ans après le début de la pandémie de Covid-19, ils réclament, ni plus ni moins que la « réouverture totale des frontières ». Ils estiment que désormais, aucune contrainte de fréquences ne devrait être imposée aux compagnies aériennes. Ils souhaitent également que les lignes aériennes pouvant opérer au départ et vers Madagascar ne soient pas restreintes. Ils demandent enfin que les procédures sanitaires pour les passagers à l’arrivée soient allégées. Le monopole de fait de compagnies aériennes privilégiées sur la ligne Antanana­rivo-Paris, par exemple, constitue un facteur d’augmentation des prix des billets d’avion. Isolant un peu plus la destination Madagascar déjà difficile d’accès en temps normal. Fluidité Les signataires du manifeste rappellent, que « près de 3 900 milliards d’ariary de pertes ont été enregistrés par le secteur touristique jusqu’en fin 2021 et que des dizaines de milliers d’emplois ont été sacrifiés ». Ils ressassent sur la nécessité d’une fluidité des échanges internationaux, que ce soit professionnel ou familial, pour le bon fonctionnement des entreprises et pour l’attraction des investissements. Ils concluent: « C’est notre ouverture au monde qui permettra de préserver et de développer les emplois et de relancer l’économie pour le bénéfice de tous les Malgaches ». Le timing de ces revendications a été bien calculé. Elles ont été formulées le jour du Conseil des ministres où les grandes décisions se prennent. Elles tendent à alerter la forte délégation de la Banque mondiale dans nos murs. Réouverture des frontières le 5 mars Le gouvernement a apporté une réponse immédiate à la demande du secteur privé et des opérateurs touristiques. Le conseil des ministres tenu hier à Iavoloha a décidé la réouverture totale des frontières le 5 mars. Une décision motivée par la nette baisse de nouveaux cas de Covid-19. Cette réouverture tant attendue par les opérateurs touristiques sera toutefois assortie de mesures spécifiques pour les passagers et que les compagnies aériennes étrangères doivent respecter. Le ministère des Affaires étrangères, le ministère du Tourisme et le ministère du Transport sont chargés d’élaborer ces mesures avant la réouverture des frontières.
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