Economie

Décentralisation – Le budget participatif encouragé

Annonce de la deuxième vague de transferts de subventions d’investissements aux communes.

La transparence est de mise dans le cadre du Projet d’appui à la performance du secteur public. La liste des communes bénéficiaires sera largement diffusée.

Transparence. Pour que les populations concernées et les parties prenantes sachent que leur commune a bénéficié d’une subvention dans le cadre du Projet d’appui à la performance du secteur public (PAPSP), la liste des localités bénéficiaires est publiée ce jour dans la presse. « Pour les localités qui ne peuvent pas avoir accès aux journaux papier, la liste des communes sera entièrement communiquée à la Radio nationale ce jour avec les projets qui seront financés », explique le coordonateur général du Programme de réformes pour l’efficacité  de l’administration (PREA) Balsama Andriantseheno. Au total trois cent quatre vingt-sept communes ont bénéficié d’une subvention totale de cinq milliards huit cent millions d’ariary.

Redevabilité

D’après le coordonateur général, les projets qui seront financés sont issus des décisions de la structure locale de concertation au niveau chaque commune. « Il ne s’agit, en aucun cas, de projets du maire, mais bien de la commune, souligne Balsama Andriantseheno. Le maire doit avoir consulté la structure locale de concertation pour les projets ». Les communes bénéficiaires sont choisies sur la base des critères du Fonds de développement local qui se charge de la distribution du fonds. Parmi ces critères figure l’effectivité d’une structure locale de concertation, une plateforme qui permet la participation des habitants dans les décisions de la commune. Les communes doivent également avoir un budget primitif pour l’exercice en cours et un compte administratif pour l’utilisation du budget durant l’exercice précédent. « L’idée est de faire en sorte que les projets financés reflètent les besoins de la population », souligne Balsama Andriantseheno. Parmi les projets bénéficiaires, il y a par exemple l’extension d’une école primaire publique dans une commune appelée Imorona, dans le district de Mananara Nord, région Analanjirofo.

Le coordonateur de préciser que le PREA sera particulièrement attentif à la totalité du processus, du transfert des fonds à l’exécution des travaux au niveau des collectivités. Les organes de contrôle des finances publiques seront sollicités à cet effet. Il a ajouté qu’en parallèle, le programme s’attèle à faire en sorte que les communes se dirigent vers l’autonomie. « Il est important que les communes apprennent à identifier les rentrées d’argent, afin de ne plus dépendre des subventions. Certaines communes y parviennent, mais cela ne peut pas se faire en peu de temps », résume-t-il.