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DIANA – Faible impact des dégâts de Cheneso  malgré ses fortes pluies

Le port  d'ankify  a deja  repris   ses  activités  quotidiennes.

La forte tempête tropicale «Cheneso» est passée à Madagascar, sans toucher directement les principales villes de la région Diana. Mais la majorité ont été sous les eaux après son passage.

Qu’elle a été la surprise de la population antsiranaise, quand elle a entendu la tombée de pluies abondantes qui ont surpris les populations, depuis la nuit du vendredi jusqu’à hier. Mais elle n’a pas eu d’énormes impacts jusqu’à présent en termes de dégâts matériels, à l’exception d’un garçon de 10ans qui a été emporté par les eaux et a perdu sa vie dans la commune rurale d’Ambolobozobe dans le district d’Antsiranana-II. Pour le moment, aucun sinistré n’est enregistré, selon les autorités régionales.
En général, durant le weekend, le soleil a été absent dans tous les districts de la région Diana. Il a plu nuit et jour, ce qui a provoqué les crues notamment des rivières Mahavavy et Sambirano ainsi que des ruisseaux. Partout, les rues, les coins et les marchés étaient inondés pendant des heures, voire une journée, en raison des conduites d’eau bouchées ou de l’absence d’écoulement. Car la stagnation se voit même si une pluie fine tombe. Cependant, des habitants ont craint une inondation, mais comme tout le monde ont participé à l’évacuation de l’eau, les incidents graves ont été évités.
De son côté, le Comité régional de gestion des risques et catastrophes a déjà prévu le site d’hébergement et le système d’évacuation dans la ville d’Antsiranana, mais le responsable a aussi affirmé qu’il n’y a encore rien à signaler. «Tout était étrange carc’est à partir du passage de «Cheneso» que la pluie est tombée en  abondance et de manière continue», a affirmé un notable habitant dans le fokontany d’Ambalakazaha où quelques habitations ont été submergées durant quelques heures. En général, aucune maison n’a été ravagée même si les habitants se sont attendus au pire.
De toutes les manières, qu’il s’agisse de tempête ou de cyclone, les principaux agents destructeurs sont les bourrasques de vent et de pluie, ainsi que et les vagues hautes… Cette fois la région Diana a été épargnée par ce phénomène.
Selon les informations obtenues dans les communes rurales, leurs cultures ont été immergées dans l’eau durant le weekend. À Ambilobe, le niveau des rivières Mahavavy, Ifasy et Mananjeba a monté, mais il n’y a pas eu de dégâts importants à l’exception de quelques cultures où l’eau continue de stagner. Une petite maison ancienne et mal construite s’est effondrée dans un quartier de la ville, mais personne n’y habitait.
Même s’il n’y a plus de coupure sur la Route nationale 6, ses usagers ont vécu dans la boue durant les fortes précipitations, car sa réhabilitation vient de commencer, aussi n’est-il pas surprenant que les difficultés se soient produites avec ces précipitations.
À Nosy Be, la route reliant Hell-Ville et Andilana a été inondée, comme à chaque saison pluvieuse. L’Ile aux Parfums est toujours arrosée jusqu’à maintenant. En revanche, l’interdiction de toutes les activités maritimes a été levée depuis vendredi et le port est déjà ouvert à tous les transports, alors qu’il n’était réservé qu’aux cargos lors du passage de «Cheneso».
Quant à Ambanja, les pluies n’ont toujours pas cessé jusqu’à hier. Le quartier d’Ankatafa, qui est une zone basse et souvent inondée chaque année, est à risque si le niveau de l’eau du Sambirano continue de monter. La zone de Bemanevika-Andoharano relativement très basse est également à risque, car elle se situe le long de cette rivière.
Jusqu’ici, «Cheneso» n’est pas vraiment dévastatrice, mais les populations s’inquiètent pour d’autres catastrophes comme «l’insécurité alimentaire». Les prix des produits de première nécessité commencent à grimper sur les marchés.

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