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Namontana – Cinq brigands tentent un viol

Le couteau, le pistolet et son chargeur mis sous scellés.

Cinq hommes armés ont commis un braquage suivi de tentative de viol chez une famille commerçante, à Namontana, mardi.

Tirée d’affaire, une mère de famille a failli être violentée par un groupe de malfaiteurs armés, mardi soir à Namontana, sans l’intervention rapide de la police. Des éléments de la brigade criminelle de troisième section (BC3) et du service anti-gang (SAG) se sont diligentés sur place pour mettre la main au collet de ces bandits qui étaient au nombre de cinq.

Vers 19h, ces criminels, dont deux récidivistes notoires, ont fait intrusion chez leur cible, une famille commerçante. Agissant avec menace et violence, ils leur ont réclamé l’emplacement de l’argent. Ils ont réussi à se faire remettre un montant de deux millions d’ariary en plus des bijoux de valeur et tous les portables à la maison. « Insatisfaits du butin, ils ont encore cherché à abuser de la dame, avant que les forces de l’ordre ne débarquent sur les lieux », d’après des témoignages.

Récidivistes
Dans une grande agitation, ils ont finalement pris la clé des champs en coltinant au plus vite les objets volés. De leur côté, les policiers ont commencé la filature dès leur arrivée. Au cours de l’opération menée tambour battant dans le noir, ils sont parvenus à remonter les traces des scélérats. « La nuit même, un des auteurs principaux a été attrapé dans les mailles du filet. Un pistolet de fabrication locale a été retrouvé en sa possession », rapporte la police.

Dans les heures suivantes où la patrouille continuait sa poursuite, un autre bandit, équipé d’un couteau, s’est fait arrêter. Une partie de la somme dérobée a été récupérée sur lui. Il l’a dissimulée dans un carton.

Les éléments d’intervention n’ont pas attendu trop longtemps pour les amener et soumettre à un interrogatoire dans les locaux de la direction de la police judiciaire, à Anosy. Les fins limiers se sont rendus compte, au fil de l’enquête, que les deux captifs, âgés de 19 et 22 ans, sont des récidivistes. D’après leur situation pénale, ils se trouvaient déjà derrière les barreaux de la maison de force de Tsiafahy en 2017, toujours pour de vol à main armée, et ont recommencé une fois leur peine purgée. Qui plus est, ils sont bien connus dans les quartiers d’Anosibe et Namontana pour leurs activités criminelles.

Cette fois, ils ont, de nouveau, été placés à Tsiafahy après avoir été traduits devant le Parquet près du tribunal de première instance d’Antananarivo. Leurs coauteurs continuent encore de courir dans la nature, mais la police est déjà à leur trousse en ce moment.