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Pédiatrie – Le service de la chirurgie asphyxié

Des enfants doivent patienter pour être opérés au CHU-JRA. Le service de chirurgie-pédiatrique est saturé.

Un petit patient diagnostiqué avec une hernie, doit attendre un peu plus d’un mois, pour passer au bloc opératoire. Son opération n’est programmée qu’en février 2017, selon le rendez-vous donné par le service de la chirurgie-pédiatrique du centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU-JRA), hier. « étant donné que notre service est très saturé, nous sommes obligés de faire attendre certains patients de un à deux mois. On est le seul centre de chirurgie-pédiatrique à Madagascar », expose Romain Raherison, chirurgien-pédiatrique au CHU-JRA.
Une trentaine d’opérations par semaine sont effectuées dans ce service. Quinze à 20 urgences et 15 opérations programmées, dont des cas de malformation, de traumatisme, ou encore de hernie. « Les patients dont la maladie ne risque pas de les tuer tout de suite, sont invités à attendre », enchaine ce médecin.
Des parents sont inquiets. « L’état du malade ne risque-t-il pas de s’empirer avec le temps   », s’interroge Patricia Andoniaina, mère d’un  patient dont l’opération est, également, prévue en février.

Nouveau bloc opératoire
Le chirurgien-pédiatre rassure. « La famille nous signale s’il y a complication pendant l’attente de l’opération. Si besoin, le malade est considéré comme un cas d’urgence », poursuit-il.
Ce service est, par ailleurs, en sous effectif. Il n’y a que trois chirurgiens-pédiatres dont le professeur Mamy Lalatiana Andria­manarivo, submergé par sa fonction de ministre de la Santé publique. Ils sont soutenus par des assistants de chirurgie et des internes qualifiants. « Cette équipe est capable d’exercer toutes les activités du service, mais cela aurait été mieux s’il y a  plus de personnes », indique un membre du personnel.
Le ministère de la Santé publique envisagerait l’extension de ce service. Il s’agit de l’aménagement d’un bloc opératoire propre au service, au quatrième étage du bâtiment CHU-JRA. Le début des travaux ne devrait plus tarder. « Des aménagements sont prévus, tout a déjà été étudié, donc, il n’y aura certainement pas de suspension des activités », rassure un responsable de l’hôpital.

Miangaly Ralitera