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Ivato – Les douaniers découvrent quinze kilos d’or

Une  des  lamelles  peintes  en  alu.

L’administration douanière a mis la main sur quinze kilos et deux cent quarante-cinq grammes d’or, objet d’exportation illicite à destination de Dubaï, vendredi soir, à Ivato.

C’est un trafic illicite qui a mal tourné. Quinze kilos et deux cent quarante-cinq grammes d’or, conditionnés en deux cent cinquante-sept lamelles, repeintes en alu, ont été saisis vendredi soir, par les douaniers à l’aéroport international d’Ivato.

Ce fret aérien aurait été expédié à Dubaï via un vol cargo de Turkish Airlines. Les feuillards d’or ont soigneusement été dissimulés dans les parois d’une grande caisse métallique contenant de l’art malagasy, une ferronnerie en forme de baobab. Cette caisse ne pouvait pas être scannée. Sa taille disproportionnée a rendu les douaniers vigilants. Ils ont immédiatement procédé à son meulage et débrasage au cours desquels ils ont vérifié la réalité de leur suspicion.

La cargaison déclarée auprès de la douane était de l’art malagasy, des outils pédagogiques. Or, la taille énorme du contenant décelait le trafic.

Infraction

Un émissaire s’est fait arrêter. Il est mis en garde-à-vue et enquêté jusqu’à ce qu’il soit présenté devant le parquet du Pôle anti-corruption (PAC), cette semaine.

Le destinataire du fret est une société malgache implantée à Dubaï, selon les informations recueillies. Le directeur général de la douane, Zafivanona Lainkana Ernest, préfère ne pas dévoiler de suite son nom, puisque l’enquête suit toujours son cours, d’après lui.

« Parfois, dans un trafic comme celui-ci, la cargaison ne porte pas le nom de son véritable exportateur, mais d’une mule, celle qui ose se hasarder. C’est donc dans ce sens qu’on a besoin d’une enquête pour identifier le propriétaire », explique le directeur général de la douane qui constate dans ce trafic une infraction mixte, douanière et minière.

L’exportation de l’or demeure suspendue jusqu’à nouvel ordre. Des devises s’élevant à un milliard de dollars liées à ce secteur ne sont toujours pas rapatriées, d’où la suspension. À cause de cette mesure et surtout en cette fermeture des frontières, la tentative de trafic illicite pullule.

Puisque les contrebandiers ne manquent ni de ressources ni d’ingéniosité, les douaniers renforcent, de leur côté, les contrôles et le degré de vigilance au niveau des aéroports, dont à Ivato et à Nosy Be.

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