Chronique

Ferronnerie d’art – En passant par le parvis

Le parvis de l’Hôtel de Ville n’a pas toujours été ce qu’il est devenu. Il fut un temps où les bassins lançaient leurs jets dans une belle chorégraphie synchrone. À proximité se trouvait une œuvre d’art en fer forgé représentant un banc de poissons qui fascinait ou laissait indifférent. Car il n’est pire muet que celui qui ne comprend pas ! Personne n’a jamais expliqué que cette étrange réalisation est de l’un des plus célèbres artistes français du fer, Sylvain Subervie, dont le magazine L’Express disait sous la signature de Sabine Albrecht : « Quelle chimère! Sylvain Subervie s’est-il lassé de poursuivre pour qu’un jour une force irrésistible le pousse à faire basculer son destin vers Madagascar ? »

Après de longues années passées dans le milieu de la mode parisienne auprès de grands noms comme Jean-Charles de Castelbajac ou Christian Lacroix, Sylvain Subervie s’est entièrement consacré à son art : dompter le fer qui, chauffé puis rougi, s’étire, s’enroule, s’affine, et se métamorphose sous le marteau. Parmi ses collections, on citera son « Subervie par transparence » qui a été exposée à la Galerie Liova de Marc Perpitch à Paris, une référence mondiale.

La première version de l’œuvre du parvis était un gigantesque ensemble de 15 mètres de long et 3 de large, pesant 2,5 tonnes. Elle a été exposée en 2006 au Festival de Cannes pour le lancement du film romantique tahitien.

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