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Peinture – Natoa Rasolonjatovo et « M’art’evaka »

Il excelle dans la peinture sur vitre et expose en ce moment même
au Cercle germano-malgache

Des artistes-peintres, Madagascar en regorge. Des expositions se suivent et se ressemblent, cependant, celle de Natoa se démarque un peu du genre que les amateurs d’art ont l’habitude de voir dans les hauts lieux culturels malgaches où chaque peintre essaye de promouvoir son art.
Depuis le 21 jusqu’au 27 novembre prochain, Natoa Rasolonjatovo présente « M’art’evaka » au Cercle germano-malgache. C’est une exposition dévoilant une dizaine de tableaux. Jusque-là, rien de nouveau direz-vous. Cependant, tous ces tableaux sont peints sur un support un peu particulier. En effet, l’artiste dans la bonne vingtaine, se consacre entièrement à la pratique de la peinture sur vitre, à la différence de la majeure partie des artistes-peintres de sa génération, préférant plutôt un support conventionnel comme la toile.
« Cette pratique de la technique sur vitre double les difficultés de réalisation. En effet, le support est plus que fragile et l’obligation de peindre à l’envers, avec l’effet de miroir ne simplifie point le travail, mais c’est justement le défi que je relève à chaque fois », confie l’artiste qui, parallèlement à cette exposition au CGM, a aussi été appelé à représenter Madagascar dans le village de la francophonie en ce moment même.
« M’art’evaka », est la énième exposition du jeune peintre. Le thème sur lequel Natoa se penche reste le même que pour ces précédentes expositions. Cependant, cette fois-ci, il met l’accent sur les couleurs vives qui sont le plus souvent visibles en milieu rural, d’où le jeu de mots sur l’intitulé de l’exposition. Comme la plupart de ses contemporains, il reflète le quotidien de la société à travers son art. Notamment avec le tableau « vôtiry » représentant ces carrosses tirées par les chevaux que les marchands d’Anosibe prennent chaque matin, ou encore « lambahoany » représentant les femmes de la côte faisant leurs courses quotidiennes. Une exposition qui vaut le détour.

Harilalaina Rakotobe

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