Nature humaine violente


Alors que les animosités politiques continuent de jouer leur rôle de générateur de violence, alimentée par la haine, l'actualité mondiale est dominée par un nouvel affrontement, un nouveau chapitre d'une intensité sans précédent du conflit israélo-palestinien. Le Hamas a ouvert un nouvel acte de la tragédie qui rythme l'histoire du Moyen-Orient depuis 1948, tout comme les mouvements politiques à Madagascar, qui utilisent les manifestations de rue pour négocier les tournants décisifs. L'histoire s'écrit donc dans la violence, les actes controversés du Hamas (terroristes ou de résistance ?) étant de même nature que les images marquantes des affrontements politiques à Madagascar, qui monopolisent l'information dans le pays. Un nouveau chapitre du conflit sans fin entre Israël et la Palestine continue de marquer les esprits, les frappes illustrant la loi du talion, inscrite dans la Torah juive, mais dont les origines remontent aux lois d'Hammourabi à Babylone. Les deux camps, dans une logique de "œil pour œil, dent pour dent", ont construit l'une des histoires les plus frappantes, faite de bombes et de ruines. À Madagascar, les différents régimes et républiques ont également été renversés grâce à l'apport précieux de la violence, ange furieux toujours présent : 1972, 1991, 2002, 2009, 2018 et 2023 lui sont redevables. À ces moments décisifs de l'histoire, un instinct inhérent à la nature humaine émerge et se déploie pour bouleverser nos vies avec la fureur qui lui est propre : la violence, réprimée, se libère et s'embrase. En effet, la violence est inscrite au plus profond de celui qui est, selon Plaute, un "loup pour l'homme". Selon Calliclès, un personnage des dialogues de Platon, la force est le secret du pouvoir. Ceux qui ont proscrit la violence au nom des valeurs morales sont considérés comme faibles, incapables de prévaloir lors des affrontements physiques. Cette thèse sera ultérieurement développée par Nietzsche avec sa notion de "ressentiment", la rancune ou la frustration éprouvée par les faibles qui ne sont pas de taille face aux puissants. Ils se vengent alors en utilisant la critique ou la moralisation pour dénigrer les forts, les empêchant ainsi de s'épanouir pleinement. Cependant, il est également possible que la nature humaine n'existe pas et que, conformément à ce que dit l'existentialisme de Sartre, "l'existence précède l'essence" : à chacun de donner un sens à sa vie et de transcender ce que l'on pense relever de cette illusion de "nature humaine". De célèbres personnalités, telles que Mohandas Gandhi ou Martin Luther King, ont d'ailleurs démenti la facette violente de l'homme.
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