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Assemblée nationale – Les députés exigent une pension de retraite

Les  députés  ont  été  unanimes  pour  inscrire  la  proposition  de  loi  sur la  retraite des parlementaires  au programme de  cette  session budgétaire.

Les membres de l’Assemblée nationale insistent sur l’étude d’une proposition de loi sur la retraite des parlementaires. La dotation de 4×4 revient également dans les discussions.

Du culot parlementaire. Les députés en ont démontré toute une panoplie, hier. Alors que le nombre des sénateurs sera réduit considérablement, officiellement, dans un souci d’économie des deniers publics, que la suppression de cette institution est toujours envisagée, pour le même motif, les élus de l’Assemblée nationale, eux, comptent s’arroger un texte sur mesure pour agrémenter leurs conditions financières et matérielles, mais aussi, assurer leurs vieux jours.

Dès les premiers instants de la première séance plénière de cette deuxième session ordinaire à l’Assemblée nationale, il a été question « de l’amélioration des conditions des députés ». C’est le député Rémi, dit Jao Jean, qui a mis le pied dans le plat. Les débats au Centre de con­férence international (CCI), d’Ivato, portaient alors, sur les sujets à inscrire à l’ordre du jour de cette première partie de session. L’élu d’Antsohihy a donc, insisté pour que sa proposition soit inscrite « en priorité », dans le planning de la Chambre basse.

La démarche de l’élu d’Antsohihy a reçu une salve d’applaudissements de la majorité de ses pairs, présents, hier. Appuyée tacitement par une large majorité de députés, l’initiative de Jao Jean porte sur la « retraite des parlementaires ». Il plaide qu’« il est triste de voir d’ancien député prendre le bus ». Que « même un député avec un seul mandat devra pouvoir jouir d’une retraite ».

Bénéficier d’une retraite implique, cependant, une obligation d’avoir cotisé au sein d’une caisse de retraite. Ce que les parlementaires ne font pas. Le député Rémi, se faisant porte-voix de ses pairs, tambourine pourtant, que « c’est un droit des députés ».

Le 4×4, un sujet incontournable

Consciente de la portée de cette initiative vis-à-vis de l’opinion publique et des normes, Christine Razana­mahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, a bien tenté une parade pour tempérer les ardeurs. « D’un point de vue technique, nous serions juge et partie sur ce sujet. Pourquoi ne pas en parler au gouvernement et lui demander d’élaborer un projet de loi ? ». Une suggestion balayée sans ménagement.

La quasi-totalité des députés présents, hier, même ceux de l’opposition, ont voté « l’inscription dans le programme cette session ordinaire », la proposition de loi du député Rémi, qui porte sur la retraite parlementaire. Il a même été suggéré qu’elle soit inscrite à l’ordre du jour de cette première partie de session, à la place d’une proposition de résolution portant code d’éthique et de déontologie de l’Assemblée nationale, à l’initiative du député Djohary Lee Andrianambinina.

De fil en aiguille dans les discussions au CCI, il a été suggéré que les députés puissent continuer d’une certaine « immunité », même après leur mandat. L’idée que « l’octroi de véhicule 4×4 », à chaque élu, soit inscrite dans la proposition de loi de Jao Jean a, aussi, été soulevée.

À entendre les débats d’hier, les députés comptent inscrire dans le projet de loi de finances 2021, une ligne budgétaire pour l’achat de « leur 4×4 ». Le député Doda Andriamiasasoa, président de la commission finances à l’Assemblée nationale, défend « cette prérogative », en soutenant, « même les chefs de service au sein des ministères jouissent d’un véhicule, alors, pourquoi pas les députés qui sont des membres d’une institution ».

La maladresse du « banquet », de mardi, à l’issue de la cérémonie d’ouverture de la session, a ébranlé l’image de la Chambre basse, déjà peu reluisante. Le contexte étant, en effet, que des millions de compatriotes souffrent de la faim dans le Sud, et que plusieurs millions d’autres se serrent la ceinture à cause de la crise sanitaire. Les revendications d’hier, risquent de réduire encore plus l’estime de l’opinion publique envers les députés.

Au sujet des véhicules 4×4, Christine Razanama­hasoa a, une nouvelle fois, essayé d’arrondir les angles. Elle a précisé à la presse qu’« il n’est pas question ici de revendiquer des 4×4, mais d’en acheter. Il y a une nuance entre revendiquer et acheter ». Le contour de cet achat n’est pas clair. Dans les prises de parole des députés, par ailleurs, les mots sont sans ambages. Ils ont parlé de « dotation ».

1 commentaire

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  • Du culot, du culot et encore du culot !!!!!
    Que vouloir se remplir les poches sur le dos de la nation , ces pseudo députés!!!
    Mr Le PDT! A quand les mêmes mesures de réductions et d’austérité faites au Sénat pour
    cette assemblée ????

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