Social

Santé publique – Épidémie de peste déclarée à Bemahatazana

La commune de Bemahatazana à Tsiroanomandidy est en alerte. Les victimes de la peste bubonique ne cessent d’augmenter.

De nouveaux cas apparaissent presque chaque jour. La commune de Bemahatazana, à Tsiroanomandidy, est en alerte. Les victimes de la peste bubonique ne cessent d’augmenter, en ce mois d’octobre. Des malades ont été admis à l’hôpital presque chaque jour, depuis la fin de la semaine. Selon le rapport de l’adjoint au maire, Richard Rasolonirina, cinq cas, tous des enfants de moins de 18 ans, ont été notifiés entre vendredi et mardi. L’un deux est décédé, le 21 octobre, selon la Gendarmerie nationale. La dernière hospitalisation daterait d’hier, matin.

Actuellement, quatre seraient en cours de traitement dans le centre de santé de base (CSB) de la commune. «Certains sont encore fatigués, mais les médecins affirment qu’ils vont s’en sortir grâce aux traitements», ajoute cette autorité locale. Cette recrudescence de la peste bubonique a commencé vers le début du mois d’octobre. Les symptômes de la maladie, à savoir, une forte fièvre, et des ganglions, sont apparu sur trois membres d’une famille à Ambatofotsy Feo. Le plus jeune n’a pas survécu le 11 octobre. Les 14, 16, 18, 20 et 21 octobre, d’autres patients ont été hospitalisés dans le CSB 2 de la commune. Ces pestiférés habiteraient des fokontany voisins, dont Amba­tofotsy Est, Amba­tofotsy Feo, Tsinjorano, et Bemahatazana 2. La propagation des feux de brousse ainsi que l’insalubrité sont évoqués comme causes de cette maladie fortement contagieuse dans ces fokontany.

Des mesures

Face à cette situation alarmante, les autorités locales, le préfet de police de Tsiroanomandidy, les responsables de santé dans la région de Bongolava, et la Gendarmerie nationale se sont mobilisés. Ils ont discuté, hier, des mesures à prendre, dont le but d’éviter la propagation de la maladie et surtout, d’éviter que de nouveaux cas de décès ne surviennent . Il a été décidé, entre autres, que des sanctions sévères seront prises à l’encontre des auteurs des feux. Par ailleurs, les villageois seront sensibilisés à aller le plus vite possible dans une formation sanitaire, en cas de symptômes suspects.

Le problème de moyen et d’éloignement de la formation sanitaire par rapport aux villageois, évoqué par les agents communautaires qui ont assisté à cette réunion, comme cause du retard de traitement, aurait été résolu. La direction régionale de la Santé publique aurait proposé de payer les dépenses des familles les plus vulnérables pour rejoindre l’hôpital. Mais ce n’est qu’une solution à court terme. Le rapprochement des offres de santé et des agents de santé avec la population est primordial. La direction de la Veille sanitaire et de la surveillance épidémiologique et riposte auprès du ministère de la Santé publique se félicite, par ailleurs, de l’inexistence de cas de peste pulmonaire, depuis le début de la saison de peste. « Nos agents ont été mobilisés pour faire en sorte qu’il y ait le moins de décès possible », lance une source. La saison ne fait que commencer.

 

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