Culture

Danse contemporaine – Désespoir et espoir par Julie Iarisoa

« Un voyage autour de mon nombril » évoque la solitude, et « Tsioka » décrit la force d’un groupe. Ces deux pièces chorégraphiques de Julie Iarisoa invitent à la réflexion.

Avec une écriture chorégraphique particulière, Julie Iarisoa présente à l’IFM Analakely cet après-midi, à partir de 15 h, deux pièces bien distinctes traitant respectivement l’humain dans deux situations différentes face aux avancées technologiques.

La première pièce, intitulée « Un voyage autour de mon nombril », décrit la solitude ressentie dans un pays étranger tout en évoquant les difficultés rencontrées pour les formalités administratives avant de quitter sa terre natale. Seule sur scène pendant environ vingt-cinq minutes, la chorégraphe fera ressentir, par ses expressions corporelles, les mésaventures d’être face à soi-même dans une telle situation. « Notre statut d’insulaires nous rend curieux de découvrir ce qui se passe ailleurs. On rêve de voyages, mais beaucoup de paramètres nous éloignent de ce rêve, d’où ce thème qui traduit un certain désespoir », explique-t-elle.

Comme une suite à cette première pièce, « Tsioka » signifiant souffle, apporte un certain réconfort. L’esprit de groupe évoluant dans la diversité de chaque élément prône et engendre une force. Huit personnes, dont certaines viennent de Toliara, participent dans ce tableau qui réunit plusieurs disciplines.

Zone de confort

Le slam et la musique s’associent à la danse pour mettre en valeur l’Homme dans un monde de plus en plus dominé par la technologie.

« Le slam m’a emmenée dans ce projet. Maintenant, la danse me séduit de plus en plus. Cette résidence a élargi ma vision artistique », avoue Michella Arisoa de Toliara.

« Habitué auparavant à faire des shows transformistes, je réalise que je peux m’exprimer sur pas mal de choses dans la danse contemporaine. Et la spécialité de chacun forme un bel ensemble », constate Jaona Léonard.

« On rêve surtout de visibilité. On travaille dur pour un spectacle qui se limite par des représentations dans une salle. Avoir un programme télévisé dédié à la danse serait l’idéal », renchérissent les danseurs. Ce projet, mené par Julie Iarisoa en partenariat avec Vakok’Arts Tuléar, Studio Maray, l’Alliance française de Toliara, et l’IFM, a permis à chaque artiste de sortir de sa zone de confort, d’aller à la rencontre d’autres disciplines.