Écoles catholiques - Reprise éventuelle des cours mercredi


Pourquoi les écoles seraient les seules concernées par la possibilité de la propagation rapide et pourquoi les autres départements ne le seraient pas. Est-ce que l'État peut assurer que la peste sera maîtrisée au cours de deux semaines, telles sont, entre autres, les questions soulevées par le père Ludovic Rabenantoandro, directeur diocésain de l'enseignement (Didec) de la région d'Anala­managa, au cours d’une conférence de presse, samedi au Falda Antanimena. Faisant fi de la décision du ministère de l’éducation de reporter une nouvelle fois la rentrée scolaire, les écoles catholiques comptent reprendre les cours, le 25 octobre. Paul Rabary, ministre de l'Éducation nationale a réagi sur son compte facebook face à cette décision. « Dans cette décision de repousser la rentrée, prise en concertation avec la cellule de riposte, les partenaires tels que l’OMS et l’Unicef, nous privilégions tout d'abord la sécurité des enfants au niveau des écoles. Nous ne pouvons pas garantir que l’épidémie ne touche pas les enfants dans leur environnement familial, mais nous faisons en sorte qu'au moins la peste ne leur soit pas transmise a l’école », affirme t-il. Les écoles catholiques ne se trouvant pas dans la liste des zones pesteuses, ont déjà repris les cours. « Il faut savoir que la suspension des cours ne concerne que la direction diocésaine de l'enseignement catholique d'Antananarivo », explique le père Jules Ranaivoson, directeur national des écoles catholiques (Dinec). Point de vue parental Le risque de transmission peut ne pas arriver si les dispositions nécessaires sont mises en place, d'après Manitra Rakotoarivony, directeur de la promotion de la santé au niveau du ministère de la Santé publique. « La rentrée scolaire est possible au cas où l'école aurait pris toutes les dispositions nécessaires pour éviter la propagation de la maladie comme la prise de la température. Si les écoles catholiques ont pris cette décision, nous espérons qu'elles ont aussi pris les différentes dispositions par rapport à cela », affirme t-il. Il poursuit que « Le côté négatif de cette décision est que, l’enfant en tant que tel, ne sait pas encore faire preuve de discernement par rapport à une telle maladie. Le côté positif est que les enfants peuvent sensibiliser leurs parents et la société sur comment on peut éviter la peste. Les écoles catholiques invitent, mardi, le ministère de tutelle à envoyer des agents de santé pour les former sur toutes les mesures à prendre. Sinon, les écoles reprendront quand même mercredi. Suspendre ou ne pas suspendre les cours, les parents s'angoissent. « Je préfère que les enfants n'aillent pas à l'école, même pour une année. On ne sait plus vraiment quoi faire. Mais si telle est la mesure du ministère de tutelle, il est très difficile de faire le suivi des élèves en classe, malgré la désinsectisation des salles de classe », affirme Jean Robert, un père de famille, vendeur de tissu à Ambodin'Isotry. D'autres déplorent la non-maîtrise de la situation par l'État qui ne prend pas des mesures drastiques par rapport à l'éducation des enfants. « Je ne suis pas contre la suspension des cours mais il faut admettre que l'État ne maîtrise pas la situation », explique Mirana Rakotoari­naivo, une mère de famille. Certains pensent que les catholiques ont peur que les programmes ne soient pas terminés. « Une réunion avec tous les responsables des écoles catholiques dans le diocèse d'Antana­narivo est prévue se tenir avant la rentrée des élèves, avant que cette décision ne soit vraiment officielle », a annoncé Odon Razana­kolona, archevêque d'Antananarivo, à la fin de la grand messe au collège Saint Michel à Amparibe, hier. Mamisoa Antonia
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