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Kidnapping : Trois mois et demi sans nouvelle de Toky

Le petit Toky, kidnappé à Ambositra, il y a trois mois et demi, n’a toujours pas été libéré. Ses ravisseurs se déplacent dans la capitale.

Mort ou vif? Personne ne sait plus le sort de Jean Olivier Andriamiharisoa ou Toky, un enfant de 2 ans, enlevé devant sa maison à Ankeniheny, dans la ville d’Ambositra, le 10 mai, soit déjà trois mois et demi. Depuis, il n’a pas donné signe de vie. Ses ravisseurs continuent de jouer au chat et à la souris avec les policiers de la brigade criminelle (BC) en se déplaçant dans la capitale.

« Ils changent toujours d’adresse et à chaque fois que nous essayons de les traquer, ils ont déjà déménagé vers une autre. Ils ne sont jamais inscrits au registre du fokontany », explique le commissaire principal de police Seraly Hercule, le directeur de la police judiciaire (DPJ).

La dernière fois que cette bande de kidnappeurs s’est manifestée était en juillet où elle n’a fait que demander au téléphone une rançon à la famille du garçon. « Nous attendons donc d’autres réquisitions pour pister et localiser ces malfaiteurs », selon le DPJ. Jusqu’ici, les enquêteurs n’ont aucune information à signaler quant au nombre exact de personnes constituant ce gang et sur leur identité. Les forces de l’ordre restent surtout discrètes en s’attelant à ces investigations de longue haleine.

Appel à témoins

Après l’enlèvement, les criminels ont amené avec eux leur proie dans la capitale. Pour cette raison, la police du commissariat d’Ambositra a été déssaisie de l’affaire, notamment après que les parents de la victime ont déposé plainte auprès de la BC.

Signalé au collectif des Français d’origine indienne de Madagascar (CFOIM), le rapt de Toky a, rapidement, fait l’objet d’un appel à témoins. Cela a été relancé au début de cette semaine en promettant une forte récompense pour celui qui a un renseignement avéré sur les kidnappeurs. Cette commission, joignable aux 032 21 121 21, 033 31 121 21, 034 81 121 21, fera preuve de la plus grande discrétion eu égard à toutes les informations transmises.

Jean Olivier Andriamiha­risoa appartient à une famille modeste. Qui plus est, ses parents n’auraient aucun problème avec l’entourage ni avec personne d’autre, comme la police locale les a interrogés. Pendant ces trois mois et quinze jours, ils n’ont pu qu’attendre ce que donne l’enquête et la recherche menées tous azimuts.