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Aviation civile – Madagasikara Airways accrochée sur le tarmac

L’Embraer  145  de  la  compagnie  est  clouée  au  sol  malgré  la  réussite  de  tous les  audits  techniques.

L’impact de l’état d’urgence sanitaire empire. Les compagnies aériennes commencent à en payer les frais.

Déroute. Les responsables de la compagnie Madagasikara Airways ont interpellés, hier, les autorités par rapport à la situation dans laquelle la situation est empêtrée. « Les autorités ont renouvelé notre certificat de transport aérien (CTA) au mois de décembre pour nous la retirer quelques mois après pour cause de non conformité mineure. Non-conformité d’ordre administratif dans la mesure où ils nous manquaient les autorisations d’auto-assistance. Autorisations que ces mêmes autorités auraient dû nous délivrer en même temps que le renouvellement de notre CTA. Ces documents doivent toujours aller de pair après que la compagnie ait réussi à passer les audits techniques. Hier, nous avons dû rembourser la totalité des passagers prévus quitter Ivato pour les Comores dans la mesure où les autorisations pour deux vols vers ces îles ont été retirées à la dernière minute » déplorent les responsables de la compagnie.

Des vols de rapatriement de ressortissants comoriens étaient prévus. Mais ils ont été annulés. La compagnie Madagasikara Airways n’a pas reçu les autorisations nécessaires. Provoquant ainsi le blocage de sept cent Comoriens à Antananarivo depuis avant-hier. « C’est un manque à gagner considérable pour la compagnie en ces périodes de soudure. Nous estimons à plus de neuf cent vingt sept millions d’ariary nos pertes sur ces quelques annulations » ajoutent ces responsables. Depuis le début de l’état d’urgence sanitaire, la compagnie s’est vue retirer ces autorisations de vol à plusieurs reprises correspondant à près de trois milliards six cent millions d’ariary de perte pour la compagnie qui doit, comme toutes autres sociétés, couvrir des charges de fonctionnement.

Exception

« Près d’une dizaine de compagnies aériennes opèrent dans le ciel malgache. Aucune de ces compagnies, y compris la compagnie nationale, n’a en sa possession ces autorisations d’auto-assistance mais Mada­gasikara Airways est la seule à ne pas avoir pu obtenir des autorisations de vol à cause de l’absence de ce document » insistent les responsables de la compagnie. À part les frets, les vols de rapatriement représentent l’unique alternative pour les compagnies de se maintenir à flot.

À l’image de Tsaradia qui s’est lancée dans le fret sur les lignes domestiques ou encore Vamos Air, une compagnie espagnole affrétée par la société Vima pour un vol Paris-Tanà avec un billet aller simple valant plus de cinq millions d’ariary. Sans oublier Air France qui envisage la mise en place de vols de rapatriement hebdomadaires pour les ressortissants français jusqu’à la fin du mois d’Août.

De son côté l’aviation civile de Madagascar affirme que « Madagasikara Airways n’a pas obtenu l’autorisation d’effectuer ce vol dans la mesure où son Certificat de Transport Aérien(CTA)a été suspendu depuis le 24 février 2020,en attendant la régularisation de non-conformités observées à l’issue des audits effectués auprès de cette compagnie. Par ailleurs selon les textes en vigueurs, toutes les compagnies aériennes exploitant des avions de plus de quinze tonnes doivent recourir aux prestataires agréés en matière d’assistance en escale. Néanmoins, Madagasikara Airways a exploité depuis le mois d’Avril 2018 un embrayer 145, un avion supérieur à vingt deux tonnes, sans avoir fait appel au prestataire agréé aux plateformes sur lesquelles elle opère jusqu’à ce jour. Il est important de noter que des autorisations exceptionnelles de vol commercial ont été octroyées à cette compagnie malgré la suspension du CTA. Toutefois, aucune action corrective n’a été mise en œuvre afin de pouvoir lever la suspension. »

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