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Ambohimangakely – Un gendarme blessé par balle par son collègue

Des gendarmes dressant un barrage à Ambohimangakely, le lieu du drame.

Un gendarme de la FIGN a été frappé par le projectile de son collègue, avant-hier, à Ambohimangakely. Le tireur est maintenant interrogé par la brigade locale.

COUP de feu. Un gendarme stagiaire se trouve actuellement soigné à l’hôpital militaire. Il a reçu dans le dos une balle de son collègue, également un stagiaire, mardi vers 20 heures, à Ambohimangakely. Le chef de patrouille, un gendarme principal de deuxième classe a été blessé par ricochet à l’épaule droite. Une troisième victime, un passant civil, a également été signalée. Il a été touché à son oreille droite. Pourtant, leurs blessures n’ont pas été trop sérieuses par rapport à celles du stagiaire.

Le véritable motif qui a amené le tireur à faire feu sur son coéquipier reste à déterminer à travers une enquête qui bat maintenant son plein, selon les explications du commandant de la gendarmerie nationale (COMGN), le général de division Njatoarisoa Andrian­janaka, au téléphone. L’enquête révélera s’il l’a fait intentionnellement ou accidentellement.

D’après le COMGN, « les faits se sont produits après que les gendarmes soient rentrés du travail. C’était même après le dîner, puisque la victime était en train de se brosser les dents quand elle a été touchée par le projectile d’un fusil AK-81 ».

Conseil de discipline

Ces sous-officiers des Forces d’intervention de la gendarmerie nationale (FIGN) ont été envoyés en renfort au barrage dressé à Ambohi­mangakely. « Ils étaient tous là quand l’un a, tout d’un coup, ouvert le feu sur l’autre. Il paraît qu’il a des problèmes personnels, mais ce n’est pas encore prouvé », disent les témoignages glanés. L’auteur du tir se trouve en garde-à-vue à la brigade locale. Outre la procédure judiciaire en cours, il sera soumis au conseil de discipline, pour lequel il risque d’être exclu de la gendarmerie, si l’on s’en tient aux renseignements signalés par des supérieurs.

Hier, les généraux André Randriamanesy, premier adjoint au COMGN, et Kassimo, directeur de la logistique et de l’intendance, ont rendu visite au blessé à l’hôpital. Ils lui ont apporté une somme d’un million d’ariary à titre de soutien. L’Etat prendra entièrement en main ses soins jusqu’à ce qu’il se rétablisse, suivant les informations communiquées par le secrétariat d’Etat chargé de la gendarmerie nationale (SEG).

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