Exportation - Vingt-six sociétés éligibles à l’Agoa


Depuis le retour de Madagascar dans l’Agoa, les exportations redressent sensiblement la barre. La Grande île a le vent en poupe. Cela fait près de deux ans que Madagascar a réintégré le cercle des pays bénéficiaires de l’Africa growth and opportunity act (Agoa), un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et certains pays africains.  Depuis le retour dans l’Agoa, les exportations augmentent progressivement. « Vingt-six sociétés ont été éligibles à l’Agoa. Dix d’entres elles ont déjà exporté sur le marché américain. Durant le premier trimestre de cette année, les volumes d’exportations ont pu atteindre cinq millions de dollars », a révélé Jean Jacques Rasamoel, secrétaire général du ministère du Com­merce et de la consommation hier en marge de l’inauguration d’un centre des ressources de l’Agoa à Madagascar. En effet, ce centre des ressources, installé à Ankorondrano se spécialisera dans la formation des exportateurs à l’accès aux marchés et à la gestion des connaissances sur ce marché de libre-échange qu’est l’Agoa. « Les Etats-Unis nous laissent une grande opportunité et il faut la saisir. Je suis particulièrement très intéressée à ce marché américain », a confié une gérante d’une société artisanale spécialisée dans les produits haut de gamme. Nouveaux emplois Il faut savoir que l’Agoa n’est pas réservé uniquement au secteur textile. Avec cet accord, les Etats-Unis ouvrent leurs frontières à plusieurs lignes de produits issus des pays Africains bénéficiaires de ce marché préférentiel. On peut citer, parmi ces produits, des produits végétaux, de l’huile d’origine animale et végétale, des aliments préparés, des boissons, des spiritueux, du vinaigre, du tabac et substitut, des cuirs et peaux et dérivés, des chaussures, des parapluies, des chapeaux, des parasols, des fleurs artificiels, et bien d’autres encore. Pour Madagascar, les retombées commencent petit à petit à se faire sentir. Les entreprises textiles exportatrices sous l'AGOA ont créé 4500 nouveaux emplois en 2015 et planifient de créer 3660 emplois en plus pour 2016. « Un an après le retour dans l’Agoa, Madagascar se trouve au troisième rang des pays de l’Afrique de l’Est. Nous sommes très confiants et espérons que le pays atteindra la deuxième ou première place », avance Juan Estrada-Valle, chief of Party USAID contractor. « Le résultat global attendu est d'aider à atteindre les objectifs du Plan national de développement, d'atteindre plus d'une exportation annuelle de 500 millions de dollars en vertu de l'AGOA dans les années à venir. Notez que ce chiffre n’a en fait été jamais atteint dans les années de l'AGOA à Madagascar, la meilleure année à ce jour pour les exportations sous l'AGOA était en 2004, avec environ 300 millions USD d’exportations annuelles au titre de l'AGOA », a fait savoir un communiqué de ce centre de ressources. Lova Rafidiarisoa
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