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Institut Français de Madagascar – Tsimihole émeut et conquiert les mélomanes

Tsimihole a pleinement conquis le public du Concert classique de midi par sa bonne humeur et ses mélodies enivrantes.

Un événement tout ce qu’il y a des plus singuliers, la 118ème édition de l’incontournable Concert classique de midi initié par Madagascar Mozarteum a brillé par son ouverture aux mélodies du terroir malgache.

CHALEUREUX, harmonieux et très taquins sur les bords. Les retrouvailles avec le mythique groupe Tsimihole mardi après-midi ont largement tenu leurs promesses. Dans un cadre qui ne lui est pas du tout commun et habituel, Tsimihole Tovondrafale accompagné de ses illustres musiciens a alors emporté le public de l’Institut français de Madagascar (IFM) pour l’occasion.

À l’affiche du 118ème Concert classique de midi, organisé par l’association Madagascar Mozarteum fervente promotrice de la musique classique dans la Grande île, le groupe Tsimihole fier représentant du folklore du grand Sud conquiert et enchante son audience. Si d’habitude, ce rendez-vous fédère généralement surtout les inconditionnels de Mozart, Chopin et autres Haydn, le temps d’un après-midi donc, il accorda la scène à l’excellence de la musique traditionnelle malagasy dans toute sa splendeur.

Le mois de juin étant reconnu comme celui qui se destine à la promotion de la langue maternelle et de notre identité culturelle, Madagascar Mozarteum a décidément mis les bouchées doubles en nous proposant Tsimihole sur la scène de l’IFM Analakely cette fois.

Ne faisant pas dans la demi mesure, le groupe se découvre ainsi à nous vers 13h tapante, fort de ce charisme, ainsi que de cette jovialité contagieuse qui lui est propre. Entre sensibilisation et musicothéraphie, Tsimihole nous fait alors voyager à travers ses compositions.

Captivant et mélodieux

Entouré de Nirina Ralambomanana au clavier, Miora Rabarisoa à la batterie, Tsila Andrisoa à la basse et Manitra Rabarisoa à la gui tare, Tsimihole Tovondrafale qui officie aussi bien au chant, qu’au saxophone et à la trompette se sent pousser des ailes. « Ravi d’être parmi vous et de vous retrouver, mais surtout ravi de partager avec vous ces messages que nous scandons à travers nos chansons » affirme-t-il sobrement face au public en entamant le show. Les compositions de Tsimihole s’enchaînent ainsi les unes après les autres et c’est à peine si l’on voit le temps passé, tellement on est envoûté autant par sa voix que l’entrain de ses musiciens. À mi-chemin entre des douces ballades et des rythmiques galvanisantes et énergiques, les chansons du groupe portent en liesse son auditoire. Avec des titres comme « Sida », il sensibilise sur les dangers de cette maladie, avec « Kariokarioke », il évoque les méandres des exodes ruraux et de l’émigration, Tsimohole prône ainsi avec une grande fierté son engagement envers la société et l’environnement.

Le morceau « Raketa » qui chante le mal-être d’une société encline à faire face à la malnutrition et à la sécheresse dans le Sud parle d’elle-même. Pareil pour « Sambemana » chanté a capella qui pointe du doigt les méfaits du mariage forcé dans certaines traditions, encore d’actualité aujourd’hui. Un chant de musicothérapie par excellence, son tube « Mainte » enivre toujours autant son audience à chaque écoute. Un grand moment de convivialité musicale donc, ce 118ème Concert classique de midi a véritablement marqué les esprits.

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