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Artisanat – Le savoir-faire malgache s’exporte

Tefy Ranaivo optimiste quant aux potentialités de l’artisanat malgache.

Une délégation d’artisans malgaches fera le déplacement à Mayotte pour tenter de percer le marché régional.

L’expérience malgache traverse les mers. Du 25 juin au 1er juillet, l’Assemblée Régionale des Chambres de Métiers et de l’Artisanat de l’Océan Indien organisera, à Mamoudzou Mayotte, une exposition artisanale qui se tiendra dans le cadre du forum des métiers et de l’artisanat de l’océan Indien. L’évènement aura pour objectif de mettre en avant le savoir faire de la Grande île sur le plan régional et de donner l’opportunité à l’artisanat malgache de s’ouvrir à un marché d’envergure. Raphia, sisal, broderie, bois sculpté et autres pierres précieuses inondent le marché local sans pour autant réellement percer sur le plan international. Cette situation s’explique en grande partie par une politique étatique qui tend à mettre le secteur artisanal ainsi que le domaine culturel, au second plan.
Pour faire pencher la balance, le sixième Forum des Métiers et de l’Artisanat de l’océan Indien jouera donc un rôle primordial. La plus grande manifestation artisanale de l’océan Indien accueillera plus de cent-cinquante artisans et plus de dix mille visiteurs. Le tiers de ces artisans sera essentiellement composé de professionnels malgaches désireux de promouvoir cette activité au niveau de l’océan Indien.

Politique
Malgré une majorité informelle. L’artisanat a su faire preuve d’une dynamique appréciable en termes de création d’entreprises et d’emplois. C’est cette dynamique que l’initiative mahoraise tentera d’optimiser à travers ce forum des métiers. Ainsi, toutes les chambres de métiers de Mada­gascar, seront représentées lors de l’évènement, de Toamasina, en passant par Antananarivo jusqu’à Fiana­rantsoa. «Si les artisans ont su s’adapter, évoluer, c’est notamment grâce à leurs capacités innovatrices et créatives en faisant fi des réalités des difficultés d’adaptation de la petite entreprise artisanale au contexte concurrentiel actuel, ainsi que la politique passive de l’État par rapport à notre secteur», déplore Tefy Ranaivo, manager de Mahafaly Création, un des artisans faisant partie de la délégation malgache qui sera en partance pour Mamoudzou, demain.
Force est de constater la faible dimension de protection de ce domaine d’activité précis. «Rien que pour le déplacement à Mayotte, nous sommes dans l’obligation de procéder à un autofinancement en cherchant les meilleurs moyens pour réduire les frais, dans la mesure où aucune subvention ne nous est octroyée de la part des autorités compétentes», souligne le manager de Mahafaly Création.

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