300 millions d'ariary. Selon les informations du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), tel est le montant de la somme détournée par un responsable du projet Alimentation en eau potable et assainissement via le Fonds africain de développement (AEPA-FAD). Déféré devant le juge, hier, le responsable de projet mis en cause a été placé sous mandat de dépôt à la maison d'arrêt d'Antanimora. Financé par la Banque africaine de développement (BAD), le projet AEPA-FAD, œuvre pour l'adduction d'eau potable et l'assainissement dans le grand Sud de Madagascar. Les explications du Bianco indiquent que l'investigation sur cette affaire a duré quelques années. Le Bureau d'Ambohibao a profité de la communication sur cette affaire de détournement de fonds pour rappeler quelques points et enjeux dans la lutte contre la corruption. Il explique que le traitement d'un dossier peut prendre « des mois sinon des années suivant sa complexité (…). Cependant, le principe appliqué (…) est qu'un dossier ouvert consécutivement à une saisine doit inévitablement être clôturé et transmis devant la Justice ». Le Bianco réaffirme, par ailleurs, la nécessité de respecter le fait que la loi donne aux investigateurs « un pouvoir régalien », afin d'assurer leur mission. Il rappelle que dans le cadre des réformes inhérentes à la nouvelle Stratégie de lutte contre la corruption (SNLCC), la loi sur le recouvrement des avoirs illicites est toujours attendue. « Un dispositif fondamental dans la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre la corruption rénovée », soutient le Bureau d'Ambohibao. G.F.R.
300 millions d'ariary. Selon les informations du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), tel est le montant de la somme détournée par un responsable du projet Alimentation en eau potable et assainissement via le Fonds africain de développement (AEPA-FAD). Déféré devant le juge, hier, le responsable de projet mis en cause a été placé sous mandat de dépôt à la maison d'arrêt d'Antanimora. Financé par la Banque africaine de développement (BAD), le projet AEPA-FAD, œuvre pour l'adduction d'eau potable et l'assainissement dans le grand Sud de Madagascar. Les explications du Bianco indiquent que l'investigation sur cette affaire a duré quelques années. Le Bureau d'Ambohibao a profité de la communication sur cette affaire de détournement de fonds pour rappeler quelques points et enjeux dans la lutte contre la corruption. Il explique que le traitement d'un dossier peut prendre « des mois sinon des années suivant sa complexité (…). Cependant, le principe appliqué (…) est qu'un dossier ouvert consécutivement à une saisine doit inévitablement être clôturé et transmis devant la Justice ». Le Bianco réaffirme, par ailleurs, la nécessité de respecter le fait que la loi donne aux investigateurs « un pouvoir régalien », afin d'assurer leur mission. Il rappelle que dans le cadre des réformes inhérentes à la nouvelle Stratégie de lutte contre la corruption (SNLCC), la loi sur le recouvrement des avoirs illicites est toujours attendue. « Un dispositif fondamental dans la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre la corruption rénovée », soutient le Bureau d'Ambohibao. G.F.R.