Décès - Des morts à domicile restent sans contrôle


Les victimes du coronavirus ou les cas suspects du coronavirus ne meurent pas tous à l’hôpital. Certains décèdent à domicile, ou sur le chemin de l’hôpital. Le contrôle de ces cas de suspi­cions de coronavirus décédés en dehors des milieux hospitaliers, laisse à désirer. Dans certains cas, des médecins qui constatent le décès, ne mentionnent pas dans le certificat de décès, « coronavirus », comme cause du décès. La victime a beau présenter les symptômes du coronavirus, dans le certificat, il en est autrement. « La victime n’a pas effectué de test, ou le résultat de son test n’est pas encore sorti », affirme-t-on. Sa famille l’enveloppe dans des linceuls, fait des veillées mortuaires et l’inhume, sans respecter les protocoles sanitaires pour une victime de coronavirus. Les protocoles sanitaires, à savoir, la désinfection, la couverture du corps avec un sac mortuaire ou un plas­tique et l’inhumation du corps dans le plus bref délai, sont obligatoires pour les victi­mes du coronavirus et les cas suspects de coronavirus, selon le Dr Allyre Razana­kombana, directeur du Bureau municipal d’hygiène (BMH) de la ville d’Antana­narivo. « Si ces protocoles ne sont pas respectés, les personnes qui touchent le cadavre risquent de contracter le virus », souligne-t-il. Pour les personnes décédées à domicile dans la ville d’Antananarivo, ce sont les agents du BMH qui interviennent, dans la con­statation du décès et dans l’application des protocoles sanitaires. Dans les périphéries de la capitale, la famille de la victime peut conta­cter les autorités locales, à savoir, un médecin du centre de santé de base et les responsables au niveau de l’administration municipale.
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