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Editorial

Dans le combat

Continuité. L’Express et Ao Raha étaient les seuls journaux à continuer à paraître en plein confinement l’année dernière. On avait choisi de faire un journal de guerre contre le coronavirus. Tout simplement parce que la situation exigeait que tous les supports d’information soient mobilisés sinon réquisitionnés. Et un journal prouve plus que jamais son utilité justement en pareilles circonstances. Ce qui n’est pas souvent compris par les autorités.

Les conditions étaient difficiles étant donné que les entreprises de presse n’étaient pas considérées comme essentielles. Du coup la distribution et la vente des journaux étaient compliquées. Mais on a tenu le coup jusqu’au bout.

L’information n’est jamais confinée. Au contraire, c’est un moment où la population a besoin d’être informée en permanence ne serait-ce pour trouver une pharmacie de garde. Un quotidien est devenu un besoin indispensable comme le pain.

C’est trop facile d’interdire la vente de journaux pendant le confinement. On peut peut-être interdire l’exposition de journaux sur un support pour éviter un attroupement, mais la vente à la criée doit pouvoir se faire. Il ne s’agit pas d’une volonté de ne pas respecter les dispositions en vigueur mais tout simplement l’expression de ce qu’est un journal. En tout cas, se priver d’un organe d’information n’est pas une bonne idée même si les nouvelles technologies permettent de suppléer un journal papier.

Cette année avec l’ampleur prise par la pandémie depuis le début de l’année, L’Express et Ao Raha ont décidé de prêter main forte aux autorités pour faire une veille sur le coronavirus et d’aider la population dans cette période difficile. Une modeste contribution certes, mais on n’est jamais assez nombreux dans ce combat où les morts se comptent par dizaine par jour.

On a choisi de faire un combat et on assumera notre challenge quelles que soient les conditions et les difficultés. On préfère être dans le combat que d’être dans le coma comme c’est le cas malheureusement de plusieurs malades de Covid-19.

Notre credo c’est de mettre fin le plus vite possible à ce drame qui décime toute la société, le fihavanana étant donné que même les familles proches laissent désormais un mort de Covid-19 aux mains des siens. On ne respecte plus l’adidy, et on n’a plus peur du tsiny. C’est un chamboulement fondamental de la société qui s’opère. C’est une double catastrophe socio-économique qui guette à la sortie de cette pandémie. Les malades guéris laissent des plumes, le pays en sortira avec des bleus.

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