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Editorial

L’essence de la relance

Les cours du baril du pétrole sur le marché international continuent leur chute vertigineuse. Par la quasi-inexistence de la demande. Confinement oblige. Cela en dépit de l’accord historique trouvé entre les principaux producteurs de l’or noir de réduire de 10 millions de barils par jour leurs offres. Un chiffre résume cette lente et incompressible dévalorisation. Le brut a perdu 61% de sa valeur depuis le début de l’année. Même le West Texas intermediate, WTI américain, est tombé à son plus bas niveau, 37 dollars, cette semaine. Des commandes à livrer le mois prochain, mais qui ne trouvent plus acquéreurs. Livrées à elles-mêmes ou à la braderie.

Dans ces conditions plus que favorables pour lancer des achats futurs, il a été surprenant et incompréhensible d’entendre Jean Baptiste Olivier, directeur de l’Office malgache des hydrocarbures, OMH, dire qu’il serait trop tôt pour évoquer les prix à la pompe. Gelés depuis le mois de juin.

En France, les automobilistes confinés ne peuvent pas profiter du beau temps et de l’importante décrue affichée aux stations- services. Ici, des raisons souvent fallacieuses sont avancées pour ne pas suivre la cadence de ce mouvement mondial. Comme la parité monétaire au Marché interbancaire de devises, toujours en défaveur de l’ariary par rapport au dollar américain. Par contre, dans le sens inverse, une petite augmentation des prix du baril, a été aussitôt répercutée avec fracas à Madagascar. Alors qu’une baisse des prix du carburant ne serait pas de trop pour venir en aide aux entreprises en convalescence après avoir survécu au coronavirus.

Le gouvernement n’a pas encore détaillé les formes d’aides destinées à ces leviers de la croissance économique. Pas encore de fonds de garantie pour assurer les emprunts à contracter. Ce qui devrait être la suite logique de la mise à disposition par la Banque centrale de 50 milliards d’ariary de prêts journaliers auprès des banques primaires qui semblent être déjà en surliquidités. Les dirigeants concentrent leurs efforts à soulager les souffrances des plus démunis de la société et perdent de vue l’autre crise latente. Celle de l’économie globale où les compassions et l’élan de solidarité ne suffiront pas à sauver ce qui peut encore l’être.

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