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Référendum constitutionnel – La CENI prise au dépourvu

Fano Rakotondrazaka (au centre), rapporteur général de la CENI.

En plein milieu du processus électoral pour les législatives du 27 mai survient la déclaration de jumelage d’un référendum à la même date.

La mission mise en œuvre par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sur les législatives est presque accomplie alors qu’une autre est à commencer. Les échéances électorales initialement établies ont été dédiées aux législatives du 27 mai. Le processus électoral s’est déclenché pour atteindre les objectifs. Or, la révision constitutionnelle ainsi que les préparatifs afférents à sa réalisation sont tout à fait inattendus.
La CENI ne dispose que d’un mois pour accomplir sa nouvelle mission. Comme l’a expliqué le Rapporteur général, Fano Rakoton­drazaka, « l’Institution n’a pas d’autre choix que d’exécuter les instructions qui lui sont confiées dans le cadre de l’organisation des élections ». La décision a été prise en marge d’un conseil des ministres vendredi soir, les électeurs sont appelés à se prononcer sur la révision de la Consti­tution le 27 mai. Le compte à rebours commence pour les équipes d’Alarobia.

Compte tenu de la courte durée accordée à la CENI, la mise en œuvre des activités suscite l’application des dispositions spécifiques, vu les délais restrictifs.

Course contre la montre
Ainsi, l’impression des bulletins uniques et les imprimés sensibles de vote, dont les procès verbaux, les feuilles de dépouillement, les fiches de pointages nécessaires pour le référendum seront réalisées localement. « Passer les commandes en Afrique du Sud est impossible vu le temps trop court. Selon le délai normal prévu dans les préparatifs des législatives, l’impression des bulletins uniques doit prendre au moins vingt-cinq jours. Alors, la collaboration avec beaucoup d’imprimeurs locaux aura lieu pour livrer à temps le matériel nécessaire », explique Fano Rakotondrazaka.

Mais comment se fera l’attribution des marchés avec les sociétés d’impression privées ? Qu’en est-il du lancement de l’appel d’offres pour celles qui veulent se manifester ? En réponse à ces questions, le responsable de la CENI d’expliquer que « tout dépend des moyens financiers alloués au référendum. L’État doit se dépêcher de débloquer les fonds pour éviter le retard, notamment au niveau de la lenteur des procédures ».

Mis à part les travaux d’impression, toutes les activités doivent être accélérées pour assurer l’exécution des instructions à la base. Pour ce faire, les modules de formation à dispenser aux formateurs dans les chefs-lieux des vingt-deux régions sont modifiés. Les grandes lignes importantes pour la tenue d’un référendum y ont été insérées.

 

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  • Un rapporteur de la CENI a plus de poids qu’un vice-président de la CENI pour apporter des arguments juridiques costauds à le tenue de ce référendum ? Loin de nous de sous estimer le rôle du rapporteur mais c’est le recoupement tendancieux des informations dans cet article qui est sujet à caution. Le pouvoir devrait avoir les reins solides parce que les assauts des politiciens en mal de légitimité et de certains sociétés civiles  » partisanes  » ne seront pas de repos .Il faut que le régime fasse énormément de « pédagogie » auprès de la population .