Régions

Ambatondrazaka – Des directives suivies à la lettre

La foule a fait la queue devant les pharmacies à Ambatondrazaka pour s'acheter des médicaments.

Aussitôt la diffusion des instructions données par Andry Rajoelina, président de la République, diffusées dans la soirée de vendredi, tous les premiers responsables des directions régionales notamment de la Santé publique et du Transport, ceux issus de la région Alaotra-Mangoro et beaucoup d’autres ont été convoqués à une réunion d’urgence par la Préfecture d’Ambatondrazaka. La réunion a duré près de trois heures et a porté sur l’application des consignes présidentielles. En même temps, l’annonce qui a vite fait le tour de la ville, a laissé les habitants au bord de la panique.

« Les décisions prises sont conformes aux directives présidentielles : annulation de toute réunion regroupant des personnes, fermeture des établissements scolaires publics et privés, et des salles d’études de l’université, annulation de toutes les compétitions et activités sportives (…) dans la région Alaotra-Mangoro », indique Nirintsoa Harinandrasana Rahaja­vololoniaina, préfète d’Ambatondrazaka, à la sortie de la réunion, entourée de tous les responsables dont le directeur régional de la santé publique et celui qui se charge du transport.

La même nuit, les habitants ont pris d’assaut la seule pharmacie de garde. Le même scénario a continué le lendemain devant toutes les pharmacies. « On est venu pour acheter des médicaments antigrippe et des masques », déclare à haute voix un père de famille tandis qu’un autre d’ajouter « Je viens acheter de la vitamine C et des plaquettes de paracétamols ou encore plusieurs
bouteilles de gel pour se laver les mains. »

Dans certains magasins, les papiers hygiéniques et les mouchoirs à jeter n’étaient plus visibles sur les étals tout comme l’ail et les « kininimpotsy » (une variété d’eucalyptus) ou encore le « romba » ( Ocimum gratissimum, une plante aromatique). Ceux qui en avaient la possibilité, ont rempli les coffres arrière de leurs voitures de packs de bouteilles d’eau et de dizaines de kilos de grains secs. Toutefois, personne ne semblait s’intéresser aux cache-bouches.

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