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FMI – La seconde tranche du FEC en suspens

Le décaissement de la deuxième tranche au titre du programme Facilité élargie
de crédit n’est pas tout à fait acquis. Il est encore soumis à certaines conditions.

Tout ne s’est pas passé comme prévu. L’examen du dossier de Madagascar en vue du décaissement de la deuxième tranche de la Facilité élargie de crédit  (FEC) par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international  (FMI) n’est pas encore tout à fait sûr. Dans son communiqué de fin de mission, la mission du FMI, dirigée par Marshall Mills, utilise encore le conditionnel.
« Le Conseil d’administration du FMI pourrait examiner … », peut-on y lire deux fois. Le décaissement de la seconde tranche au titre du programme Facilité élargie de crédit (FEC) n’est donc pas tout à fait acquis, mais est encore soumis à certains préalables. Les deux parties devraient encore engager des discussions. « Nous ne pouvons pas dire qu’il n’y a pas une conclusion de l’accord. Nous allons continuer les discussions », a souligné Marshall Mills, chef de mission du FMI pour Mada­gascar, hier dans les locaux du ministère des Finances et du budget.

Transferts additionnels
Dans le cadre du programme FEC, le FMI effectue une revue semestrielle pour évaluer la performance du gouvernement malgache. Dans  cette première revue, les indicateurs semblaient être au vert avec « la réalisation des objectifs fixés à  la fin de l’année. Certains points assombrissent, pourtant, l’image. Les dossiers concernant les sociétés étatiques comme la Jirama ou la compagnie Air Madagascar risqueraient de retarder, ou encore de faire blocage à ce décaissement. Ces entreprises continuent de  peser sur le budget et l’économie », a déclaré le chef de mission du FMI. Celui-ci indique que la Jirama nécessite un transfert additionnel du PIB, tandis qu’Air Madagascar fait appel à des transferts additionnels pour apurer son passif, avant la conclusion des accords avec le partenaire stratégique.
Le gouvernement se veut, néanmoins, rassurant. « Il n’y a aucune raison que ce programme soit bloqué », a souligné pour sa part Gervais Rakotoarimanana, ministre des Finances et du budget hier.  Ce membre du gouvernement reste ainsi très confiant sur la continuité du programme. « La mission (du FMI) nous demande des compléments d’information sur les dégâts causés par le cyclone Enawo, la situation des subventions de la Jirama, ainsi que les dettes de la compagnie Air Madagascar et son contrat avec le nouveau  partenaire stratégique. Toutes ces informations seront parvenues à temps  au FMI », a rassuré le Grand argentier.
Le 28 juillet 2016, le conseil d’administration du FMI a donné son feu vert au premier déblocage d’un montant de 43.5 millions de dollars, au titre du programme FEC. Le montant résiduel sera mis à disposition en plusieurs tranches sur la durée du programme, sous réserve de la réalisation de revues semestrielles. Une mauvaise performance du gouvernement entraînera une suspension du contrat. Ce qui pourrait provoquer une conséquence inestimable pour l’économie du pays. Les partenaires techniques et financiers risqueraient de bloquer leurs financements.

Lova Rafidiarisoa

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