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Editorial

Dictaturne

Les forces de l’ordre ont fait place nette au centre ville samedi. Même les rats n’ont pas osé sortir. Beaucoup ont râlé puisque c’est une journée de perdu qui plus est un samedi, le moment où les affaires marchent. Une perte économique énorme certes mais on peut voir également les choses sous un autre angle. D’aucuns ont crié haro sur la dictature avec la présence dissuasive des forces de l’ordre. Si c’était cela la dictature eh bien vive la dictature. C’est ce qu’il faut exactement pour redresser le pays.

Quand on veut on peut. On n’a qu’à institutionnaliser l’expérience de samedi pour mettre le pays dans le sens de la marche.

Des voix ont évoqué une atteinte à la démocratie et bien justement, pour les pays pauvres, la démocratie est juste une illusion. Elle ne peut pas être fonctionnelle avec une population composée à 80% de pauvres dont le revenu journalier est inférieur ou égal à 1,5 dollar selon la Banque mondiale. Une population sans éducation et indisciplinée qu’on oblige à s’aligner avec des pays où la démocratie est vieille de plusieurs siècles.

On n’a qu’à redéployer toutes ces forces militaires pour mettre à la raison les tireurs de charrettes et les vendeurs de fruits sur calèches, les marchands de rue. On n’a qu’à recourir au service de cette colonne pour mater les boucheurs d’égouts avec les ordinateurs. On n’a qu’à mettre cette belle armada aux trousses des chauffeurs de taxibe qui narguent leurs passagers. On n’a qu’à mobiliser ce bataillon pour chasser les mauvais payeurs de taxes douanières, d’impôts. On n’a qu’à motiver ces admirables commandos pour traquer les destructeurs de biens publics. On n’a qu’à réquisitionner ces grands gaillards aux bras blancs pour débusquer tous les auteurs de détournement de deniers publics. On n’a qu’à solliciter ces justiciers pour mettre hors d’état de nuire tous les violeurs invétérés de mineurs…

On a tout entre les mains pour mettre de l’ordre dans la ville, dans le pays. Tout est question de volonté et il n’y a que le premier pas qui coûte. Mais on a vu qu’il suffit d’une bonne dose de détermination pour réussir.

On n’ira jamais loin avec les principes démocratiques qui ne font qu’aggraver la pauvreté. On voit tous les jours les dégâts causés par le libertinage sens attribué à la démocratie. Les crises politiques récurrentes sont liées justement aux libertés démocratiques. On serait plus tranquille et stable sans ces simulacres d’élection, cette dictaturne. C’est la Constitution qui sied le mieux à notre cas.

2 commentaires

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  • Plaidoyer pour la dictature, fallait oser.. L’auteur de ce délire devrait aller vivre dans un régime dictatorial avant d’asséner de telles inepties. Une véritable provocation indigne d’un journaliste dans ce quotidien, honteux.

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