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Antananarivo – Neuf maisons écroulées

Un  bâtiment  en  construction  mal  étudié  est  un  danger  réel  pour    les  maisons voisines  et  leurs  occupants.

Divers quartiers de la capitale ont connu des effondrements de maisons, de murs de soutènement durant ce mois de février pluvieux. Ces malheureux accidents ont fait des victimes, au moins trois morts.

Un mois de dur labeur pour les sapeurs-pompiers à Tsaralalàna. Ils sont intervenus sur onze effondrements à Antananarivo, selon le rapport du chef de corps des sapeurs-pompiers, le lieutenant-colonel, Tiana Razafimanahaka, hier. « Neuf maisons et deux murs de soutènement se sont écroulés, en ce mois de février », détaille-t-il.

Ces accidents sont survenus à Anosibe, à Ambohidahy Ambohimanarina, à Betafo Ambohimanarina, à Manjakamiadana, à Ambolokandrina, à Tsiadana, à Anosizato Atsinanana, à Ankorahotra, à Antsahabe, à Ampasamadinika et à Ambatomitsangana. Ces incidents ont fait des victimes, au moins trois morts sont recensés.

Les sapeurs-pompiers appellent à la vigilance des riverains. Mis à part ces maisons écroulées, d’autres menacent de s’effondrer. Les sapeurs-pompiers ont reçu une vingtaine de signalements, depuis le début du mois de janvier, au 21 février. Les agents de ce service de secours avec des techniciens de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) ont effectué des descentes et des inspections dans ces maisons.

Absolu ou relatif

« Si le danger est absolu, tout de suite, nous intervenons pour éviter des accidents. S’il est relatif, nous donnons des avertissements au propriétaire pour supprimer la menace dans les plus brefs délais », explique un sapeur-pompier.

Ce sont généralement, les voisins qui lancent les signalements auprès des fokontany ou immédiatement auprès des sapeurs-pompiers, lorsqu’ils constatent des fissures sur la maison voisine. Ils craignent pour leur vie et pour leurs biens.

Les vieilles maisons, celles dont les travaux de construction ne sont pas aux normes, sont les plus exposées au risque d’effondrement. Les glissements de terrain peuvent, également, entraîner ces accidents. Et le plus dangereux serait l’effet domino, selon un technicien du Bureau national de la Gestion des risques et catastrophes. « Dans des quartiers comme Manjakamiadana, lorsqu’une maison s’écroule, elle peut en emporter d’autres», explique-t-il. C’est ainsi que deux maisons se sont écroulées en même temps à Manjakamiadana, le 14 février.

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