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Secteur extractif – Les opérateurs miniers redoublent d’efforts

La  population  dans  les  zones  environnant  les  activités minières  bénéficient  des  actions  de  soutiens  sociaux.

Malgré un climat d’investissement difficile, les opérateurs miniers persévèrent. La société BlackHeart Minerals opte pour une action de soutien aux victimes du kere.

Résilience. L’impact de la crise sanitaire sur l’organisation technique et logistique des opérateurs miniers a été considérable. Un constat exposé par Jean Luc Marque­-toux, Président de la Chambre des Mines et res­ponsable de la société BlackEarth Minerals à l’occasion d’une action de soutien aux victimes du kere dans le Sud.

« Étant donné l’implication de la compagnie dans la vie économique locale et malgré les difficultés d’investissement qu’elle rencontre, BlackHeart Minerals a ainsi pris l’initiative d’organiser une distribution d’urgence de quatre tonnes de riz dans la commune de Maniry, District d’Ampanihy Ouest. Une localité dont la population en détresse est victime de sécheresse et de famine qui frappent actuellement le Sud du pays » avance le responsable de BlackEarth Minerals en rajoutant que « Comme l’exemple de BlackEarth Minerals, le secteur aurait souhaité aller plus vite et plus loin. Mais la restauration d’un climat favorable aux investissements dans les activités minières ralentit les opérateurs »

Fragilisé

Aujourd’hui les actualités du secteur reposent surtout sur le processus de révision du code minier. Sans oublier les notions de gouvernance et le souhait des opérateurs de procéder au dégel des permis miniers. L’avancement des projets miniers à Madagascar dépend, en effet, de l’aboutissement de ce projet de révision du code.

« Toute modification du cadre légal, en particulier celle visant à un alourdissement de la fiscalité minière serait, invariablement, de nature à fragiliser encore davantage notre secteur et à dégrader l’image et la compétitivité de Madagascar en tant que destination privilégiée des investissements direct étranger. La priorité passe donc, une fois encore, par la restauration de la bonne gouvernance et de la stabilité plutôt que par l’engagement de réformes dans un contexte post-crise nécessairement compliqué » argue Jean Luc Marquetoux.

Une façon pou r ces responsables d’exprimer la préoccupation des opérateurs en ce qui concerne le contenu de la réforme qui ne semble que peu prendre en compte la situation actuelle et qui devrait prioriser les questions de relance du secteur.

Par ailleurs, le rythme de cette réforme suscite également l’inquiétude de ces opérateurs dans la mesure où, présentement, l’augmentation de pressions fiscales et administratives tendrait à affaiblir encore un peu plus le secteur plutôt qu’à le relancer promptement. Malgré tout, la plupart des opérateurs tentent de maintenir leurs activités principales mais aussi les actions sociales annexes correspondantes à leurs zones d’activité

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