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Exécution de la feuille de route – Les demandes d’indemnisation ressurgissent

Le  traitement  des  dossiers  des  victimes  des  crises  politiques  est  confié  au  CFM

Les ex-détenus politiques s’en remettent à l’État malgache sur l’application des dispositions de la Feuille de route. Ils veulent du concret pour leur demande d’indemnisation.

Une décennie après la crise de 2009, le sujet sur l’exécution de la Feuille de route est loin d’être bouclé. La revendication de l’indemnisation et la mise en œuvre du processus de réconciliation nationale qui constitue une partie du document établi en vue de sortir de la crise profonde de l’époque sont relancées. Les ex-détenus politiques, lors d’une rencontre avec la presse à Antaninarenina, hier, ont rappelé que le décret d’application de la loi 2016-037 du 2 février 2017 est toujours en instance alors que le texte définit en principe la régularisation des indemnisation des victimes des troubles politiques survenus en 2009.

La Fédération des ex détenus politiques de Madagascar (FEDEP), regroupant mille huit cents membres, s’impatiente à propos de la sortie du décret d’application sur la réconciliation nationale. Et leurs attentes n’ont jamais été satisfaites cinq ans après l’adoption de ce texte. Henri Rakotomalala, alias Riribe, membre de la FEDEP, relance sa demande pour que l’État achève le processus. Autrement dit, les ex-détenus politiques revendiquent du concret sur le paiement de l’indemnisation et de la réparation suite aux préjudices causés par la crise.

Traitement de dossiers

C’est à travers le Fonds national de solidarité que le Conseil du Fampihavanana Malagasy (CFM) peut poursuivre le traitement des dossiers des requérants. Cependant, le budget qui doit être alloué aux rubriques d’indemnisation et de réparation n’existe pas dans la loi des finances. La mise en place du Fonds national de solidarité constituerait la solution retracée dans la loi sur la réconciliation nationale. Cependant, la structure semble être bloquée au niveau de l’Exécutif.

Le CFM, quant à lui, se déclare également impuissant face à l’inexistence du décret d’application pour mieux étudier les principes e t les modalités d’indemnisation en question. Le CFM est la structure habilitée à traiter les demandes des victimes de crises politiques. Cette Institution, par la voix de son président Alphonse Maka lors de la présentation officielle de la liste des amnistiés en décembre, a rappelé que quelles que soient les doléances des requérants, « seuls les dossiers liés aux événements politiques entre 2002 et 2009 sont recevables ».

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