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Hôtellerie – Les employés « professionnels » se font rares

Dans l’urgence, la fédération des hôteliers mise sur la formation à court terme

Opportunité d’emploi. C’est de cette manière que la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (FHORM) définit son initiative de création de formation pour les employés du parc hôtelier sur le territoire national. Selon le président de cette fédération, Johann Pless, « on recense présentement dix neuf mille chambres dans toute la Grande île avec un quota de 3,5 employés par chambre. La plupart de ces personnes n’ont pas forcément suivi de formation en hôtellerie. Les nouveaux établissements de haut standing qui ouvriront prochainement seront en quête de collaborateurs. Dans ce cas, il ne sera pas simple de trouver des employés qualifiés et opérationnels de suite». Une façon pour ce responsable d’insister sur le fait que le contexte actuel peut déteindre sur la qualité du service dans la majeure partie des établissements hôtelier.

D’où l’initiative de la FHORM qui est de mettre en place des formations à court terme en vue de développer les compétences et les qualifications des salariés à travers le concept d’approche par compétence afin de rehausser la qualité du service hôtelier au niveau national. Des certificats d’aptitude professionnelle (CAP) en option commis de cuisine, femme de chambre et serveur seront mis en place au sein de l’Institut National du Tourisme et de l’Hôtellerie. Les personnes qui suivront ces formations seront accompagnées par les membres du FHORM en vue d’une embauche à la fin du cycle d’un an d’apprentissage »

Compétitivité
Les îles voisines, à l’instar de Maurice ou les Seychelles sont réputées pour la qualité de service de leurs secteurs hôteliers respectifs depuis les emplois de base jusqu’aux postes à responsabilité. « À Madagascar, la plupart des employés de base du parc hôtelier se sont formés sur le tas. D’où l’importance de ces formations de façon à pouvoir rivaliser avec les autres hôtels de l’océan Indien » s’enthousiasme Johann Pless. Qui ajoute que « la compétitivité du secteur hôtelier réside aussi dans la capacité de ce dernier à performer ses offres et infrastructures. Dans les autres pays, ces actions de renouvellement d’infrastructures, d’offres et de matériel sont encouragées par des incitations fiscales. Ce qui n’est pas encore notre cas sur certains matériels » déplore le président du FHORM. La fédération compte présentement deux cent quatre-vingt-six membres, qui représentent en tout six mille chambres soit près du tiers du parc hôtelier malgache. Pourtant cette fédération est en perpétuelle recherche de collaborateurs qualifiés.