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Gouvernement – Les députés briguent des portefeuilles ministériels

L’Assemblée nationale a proposé trois noms de ministra­bles, lors d’une rencontre à Mahazoarivo, en juillet.

En vue du remaniement du gouvernement, l’Assemblée nationale s’active en coulisse. Avec la promesse
de trois départements à pourvoir, des noms de députés aspirants ministres sont déjà proposés.

Au taquet. L’effervescence des états-majors politiques face à l’imminence du remaniement du gouvernement gagne l’Assemblée nationale. Après avoir été consultée, des noms de députés aspirants ministres circulent à la Chambre basse.

En apparence, c’est le calme plat à l’institution de Tsimbazaza. étant hors session, seule une poignée de députés est aperçue à l’Assemblée nationale. Les tractations se feraient, toutefois, dans les salons politiques. De source parlementaire, « le Président de la République a indiqué officieusement à la présidente de l’Assemblée nationale que trois départements ministériels seraient attribués aux députés ».

Contactée, Christine Razanahamasoa, présidente de la Chambre basse, a indiqué que « dans la logique des choses, l’Assemblée nationale doit être consultée sur ce sujet [le remaniement]. C’est aussi son droit, de proposer des noms [de ministrables]. Quoi qu’il en soit, la décision finale appartient au Président de la République ».

Ne réfutant pas l’information concernant le nombre de portefeuilles que le Chef de l’état réserverait aux députés, elle a juste répliqué, « il n’y a pas de limite posée, tout dépendra de la décision du Président ». La présidente de l’Assemblée nationale confirme, néanmoins, que des noms de députés aspirants ministres ont déjà été communiqués au bureau permanent. « Je ne peux pas vous dire de qui il s’agit, ni le nombre de noms, proposés », a-t-elle réplique en réponse à une question sur le sujet.

Onction populaire
Selon des indiscrétions en vue du remaniement du gouvernement, il aurait été demandé aux groupes parlementaires de proposer des noms de ceux ou celles qu’ils voudraient voir siéger au sein de la nouvelle équipe de l’Exécutif. Les noms ou le nombre de personnes proposées par le groupe « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRD), qui est majoritaire à Tsimbazaza n’est pas connu, jusqu’alors.

Le Groupe parlementaire républicain (GPR), qui rassemble les indépendants partisans du pouvoir, quant à lui, aurait proposé deux noms. Ses membres contactés refusent, cependant, d’indiquer qui ils sont. Durant la conversation téléphonique d’hier, Christine Razana­mahasoa a déclaré, « en tout cas, nous espérons ne pas rentrer bredouille », parlant du remaniement. Dès ses premiers instants à la présidence de l’Assemblée nationale, Christine Razana­mahasoa a plaidé en faveur de la présence « conséquente », de députés au sein du gouvernement.

Dans son discours de prise de fonction au perchoir de l’institution de Tsimbazaza, en juillet, elle avait soutenu que les ministres devraient avoir « été éprouvés par les élections, avoir reçus une onction populaire ». Le gouvernement actuel compte deux députés dans ses rangs, à savoir, Marie Thérèse Volahingo, ministre de l’Education nationale et Irmah Nahari­mamy, ministre de la Population. Toutes deux sont de l’équipe gouvernementale nommée, le 24 janvier 2019. Elles ont démissionné pour cause de candidature aux législatives, avant d’être à nouveau nommées au sein de l’Exécutif lors de la reconduction de la team Ntsay, en juillet 2019.

Déjà en juillet, l’Assemblée nationale avait proposé trois noms de ministrables au Premier ministre, lors d’une rencontre à Mahazoarivo. Le fait que seuls deux portefeuilles leur aient été attribués n’auraient pas ravi certains élus. à l’orée d’un nouveau remaniement du gouvernement, trois départements ministériels seraient, officieusement promis. Rien n’est garanti, pour autant.

Le Président de la République, a clairement indiqué qu’il ne voulait plus de « boulet », au sein du gouvernement.