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Exploitation minière – Kraomita Malagasy toujours dans l’impasse

Kraomita Malagasy a cessé de produire depuis le mois d’août et le plan de relance semble flou pour les salariés.

En cessation officielle d’activité depuis le mois d’août dernier, la société d’exploi-tation de chromite Kraoma, n’a pas encore trouvé de solutions pour revivre.

Un résultat négatif de 39 milliards d’ariary est enregistré en 2018. Des chiffres sur de probables détournements tournant autour de
101 milliards ariary durant les exercices 2016-2017 sont mis au grand jour. Malgré les efforts de redressement de la Kraomita Malagasy (KRAOMA) engagés depuis un an, la situation financière n’est toujours pas rétablie. Des charges et des créances restent non honorées. Un partenariat officiel avec une société russe a été enclenché en 2018, et officialisé en Kraoma Mining en mars 2019. 16 millions de dollars de bénéfices annuels étaient attendus de ce joint-venture avec la société russe Ferrum Mining.

Selon les explications du directeur général actuel, Nirina Rakotomanantsoa, datant de juillet 2019, 7800 t de chromite ont pu être exportées entre mars et juin 2019, avec cet appui russe. Depuis, la situation stagne. Aucune exploitation ni exportation de chromite n’a pu être possible à la suite de l’éboulement d’un talus de 50m dans le gisement d’Ankazotaolana à Brieville en juillet 2019. Les salaires sont payés en intermittence et le volet social du personnel est en reste. Un membre du Conseil d’administration admet que Kraoma est « en mauvaise passe et que la gestion actuelle mérite également un audit », sans vouloir donner plus de détails.

Au pif
Un cadre au sein de la société accepte de livrer alors qu’en fait, « rien ne marche depuis le mois d’août 2019. Toutefois, nous apprenons que des exploitations illicites se trament. 3000t de chromite cherchent preneurs et sont stockées dans une maison privée. Nous en détenons les preuves » révèle-t-il. La source s’inquiète également de l’ « amorphie » affichée par le ministère des Mines et des ressources stratégiques sur le cas de Kraoma. « Le directeur général nous annonce à chaque fois de nouveaux partenariats mais aucun n’aboutit jusqu’ici. Il nous a présenté des partenaires Malaysiens, et depuis peu, des opérateurs de Dubai, mais aucune suite nous a été informée et l’usine ne tourne toujours pas» ajoute encore notre source qui souligne, entre autres, que les salaires du mois de décembre ne sont pas encore payés jusqu’à maintenant.

Notre source demande une meilleure implication de l’État dans l’affaire Kraoma en présentant, en toute transparence, le contrat avec les Russes. Elle constate également ce qui se passe, entre autres, à Andranganala Betsiaka, Ambilobe où des Chinois ont été sommés d’arrêter toute activité d’exploitation d’or dans les carrés miniers de Kraoma, faute de permis officiel d’exploitation en bonne et due forme.

«En quelques jours seulement, le matériel de ces Chinois a été descellé et les Chinois ont repris leurs activités. Ce qui est très étonnant » fait-elle savoir. Du personnel « recruté » par Kraoma, ayant travaillé à Maevatanàna avec d’autres Chinois dans une exploitation aurifère a été envoyé subitement à Brieville sans explication puis est venu dernièrement demander des comptes auprès de la direction générale de Kraoma à Antananarivo pour éclaircissement de la situation et pour salaire impayé.

1 commentaire

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  • Article tronqué ! Certes la situation actuelle de cette Société nécessite la transparence totale afin d’établir ou non une mauvaise gestion voire des malversations mais çà n’enlève en rien des méfaits et détournements par la bande mafieuse de l’ère de Rajaonarimampianina . On n’omettra pas de citer l’ancien directeur général Arsène Rakotoarisoa convoqué récemment par la police économique avec ses ramifications en combines comme la femme de l’ancien président Voahangy Rajaoarimampianina, le Ministre des mines à l’époque RABARY NJAKA et la conseillère très spéciale Nicole Andrianarivoson ! Toute cette clique de racailles ont mis à terre cette société un des fleurons de l’économie nationale . Certes la présomption d’innocence leur est accordée comme dans tout état de droit mais les circonstances et les éléments à charge ne plaident pas en leur faveur .