L’Université de Toliara célèbre ses cinquante ans d’existence. Des accomplissements louables sont soulignés, mais les problèmes n’en finissent pas non plus. C’est la première université créée dans les provinces après la création de l’université d’Antananarivo en 1955. À ses débuts en 1971, encore sans statut précis, l’université de Toliara abritait une seule faculté, celle des Sciences. Elle était alors localisée à la station marine de Mahavatse, laquelle abrite aujourd’hui l’Institut halieutique et des sciences marines (IHSM). Charles Clément, ancien ministre de l’Intérieur, enseignant-chercheur à la mention Histoire de l’université de Toliara, a très bien énuméré le parcours de l’université à la cérémonie d’ouverture de la célébration du cinquantenaire, vendredi à Maninday. « Il serait vain de se détourner du passé….» C’est ainsi qu’il a commencé son récit, se basant sur un propos illustre de Simone Weil. « Toliara a eu le privilège de recevoir en premier le concept de déconcentration avec la déconcentration partielle de l’enseignement supérieur alors que la première loi sur la décentralisation n’a vu le jour qu’en 1993…. », souligne-t-il. L’établissement a revêtu plusieurs dénominations telles que Centre régional universitaire de Toliara et plusieurs localisations aussi. Ce n’est qu’en 1988 qu’elle prend le titre d’ « Université de Toliara ». Douze directeurs, présidents et recteurs y sont passés, dont huit encore en vie. L’on note un « triplant », le Pr Alphonse Dina et le Pr Théodoret avec deux mandats. Jeanne Dina, la seule femme à y être recteur, a été particulièrement acclamée vendredi. Permanents L’université compte aujourd’hui quelques neuf mille étudiants. Des recherches universitaires singulières ont placé l’Université de Toliara sur un bon positionnement. On lui doit les premières recherches sur les spirulines ou encore sa contribution dans l’aquaculture de concombres de mer. Cinquante-et-un docteurs sont, entre autres, issus de la première École doctorale de l’Université de Toliara, celle des Lettres, Humanités et Indépendance culturelle. Il a été annoncé que quatorze enseignants sont officiellement recrutés cette année. La mention Droit a obtenu le premier trophée sur un concours national interuniversitaire relatif aux violences faites sur les femmes. « Je réfute catégoriquement le fait de dire que les étudiants de l’Université de Toliara ne sont pas à la hauteur. De nombreuses personnalités sont sorties de l’établissement, des sénateurs, des ministres, des députés pour ne citer qu’eux, et des étudiants raflent les premiers prix à des concours », lance Andriamanantena Razafiarsion, l’actuel président. Il a admis avec sincérité que le courant ne passe pas toujours très bien avec la Fédération des associations d’étudiants de l’Université de Toliara. Ceci remonte aux histoires de bourses non payées et a des étudiants emprisonnés ou obligés de se cacher dans la forêt, des bureaux et dépendances incendiés ou vandalisés. Toujours est-il que le lancement de la célébration de l’anniversaire, qui durera encore un an, a vu un amphithéâtre comble. Le manque d’infrastructures immobilières et en mobiliers se fait ressentir. Deux salles ont été inaugurées sans les tables et bancs, ainsi qu’un laboratoire sans matériel. L’université ne jouit que de dix hectares de terrain sur les 300ha qui lui sont attitrés à Maninday.
L’Université de Toliara célèbre ses cinquante ans d’existence. Des accomplissements louables sont soulignés, mais les problèmes n’en finissent pas non plus. C’est la première université créée dans les provinces après la création de l’université d’Antananarivo en 1955. À ses débuts en 1971, encore sans statut précis, l’université de Toliara abritait une seule faculté, celle des Sciences. Elle était alors localisée à la station marine de Mahavatse, laquelle abrite aujourd’hui l’Institut halieutique et des sciences marines (IHSM). Charles Clément, ancien ministre de l’Intérieur, enseignant-chercheur à la mention Histoire de l’université de Toliara, a très bien énuméré le parcours de l’université à la cérémonie d’ouverture de la célébration du cinquantenaire, vendredi à Maninday. « Il serait vain de se détourner du passé….» C’est ainsi qu’il a commencé son récit, se basant sur un propos illustre de Simone Weil. « Toliara a eu le privilège de recevoir en premier le concept de déconcentration avec la déconcentration partielle de l’enseignement supérieur alors que la première loi sur la décentralisation n’a vu le jour qu’en 1993…. », souligne-t-il. L’établissement a revêtu plusieurs dénominations telles que Centre régional universitaire de Toliara et plusieurs localisations aussi. Ce n’est qu’en 1988 qu’elle prend le titre d’ « Université de Toliara ». Douze directeurs, présidents et recteurs y sont passés, dont huit encore en vie. L’on note un « triplant », le Pr Alphonse Dina et le Pr Théodoret avec deux mandats. Jeanne Dina, la seule femme à y être recteur, a été particulièrement acclamée vendredi. Permanents L’université compte aujourd’hui quelques neuf mille étudiants. Des recherches universitaires singulières ont placé l’Université de Toliara sur un bon positionnement. On lui doit les premières recherches sur les spirulines ou encore sa contribution dans l’aquaculture de concombres de mer. Cinquante-et-un docteurs sont, entre autres, issus de la première École doctorale de l’Université de Toliara, celle des Lettres, Humanités et Indépendance culturelle. Il a été annoncé que quatorze enseignants sont officiellement recrutés cette année. La mention Droit a obtenu le premier trophée sur un concours national interuniversitaire relatif aux violences faites sur les femmes. « Je réfute catégoriquement le fait de dire que les étudiants de l’Université de Toliara ne sont pas à la hauteur. De nombreuses personnalités sont sorties de l’établissement, des sénateurs, des ministres, des députés pour ne citer qu’eux, et des étudiants raflent les premiers prix à des concours », lance Andriamanantena Razafiarsion, l’actuel président. Il a admis avec sincérité que le courant ne passe pas toujours très bien avec la Fédération des associations d’étudiants de l’Université de Toliara. Ceci remonte aux histoires de bourses non payées et a des étudiants emprisonnés ou obligés de se cacher dans la forêt, des bureaux et dépendances incendiés ou vandalisés. Toujours est-il que le lancement de la célébration de l’anniversaire, qui durera encore un an, a vu un amphithéâtre comble. Le manque d’infrastructures immobilières et en mobiliers se fait ressentir. Deux salles ont été inaugurées sans les tables et bancs, ainsi qu’un laboratoire sans matériel. L’université ne jouit que de dix hectares de terrain sur les 300ha qui lui sont attitrés à Maninday.