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Insécurité – Dix-huit gendarmes victimes des dahalo

Une véritable razzia se déroule dans quelques zones du district de Maintirano.

Cette année a été agitée pour la gendarmerie nationale qui a perdu dix-huit de ses hommes depuis janvier. Une chasse aux dahalo tueurs est déclenchée à Maintirano.

Après récapitulation d’un lourd bilan annuel, faisant état de dix-huit gendarmes tués dans des missions dangereuses, l’heure est maintenant à la chasse.
Sept victimes ont été déplorées entre mi-novembre à décembre, soit en trois semaines seulement, suivant les statistiques du service de la communication et des relations publiques (SCRP), auprès du commandement de la gendarmerie nationale. Parmi les gendarmes tombés sous les balles des dahalo, figurent des officiers et sous-officiers qui ont été dépouillés de leurs fusils d’assaut kalachnikov, ainsi que de cartouches.
C’est ce qui est arrivé au commandant de brigade de Ranomafana en novembre. Une partie de ces armes a pu être récupérée. Désormais, l’insécurité aussi bien urbaine que rurale ne fait plus de quartier.
« Ce qui m’intrigue dans toute cette histoire, c’est que les dahalo de chaque région concourent apparemment à tuer les gendarmes. On ignore pourtant la raison de cette gageure », a déploré un officier général, rencontré lors du récent deuil, jeudi 13 décembre, au Toby Ratsimandrava.

Expédition en cours
Malgré cette provocation et les gestes des malfaiteurs narguant les forces de l’ordre, « cela nous encourage plus encore à nous engager dans la protection de la population et de ses biens. C’est notre devoir », indique le SCRP.
Suite à la mort de deux sous-officiers subalternes en service au poste avancé d’Antsaido Bebao, dans le district de Maintirano, le 12 décembre, un escadron vient d’être expédié pour traquer les tueurs. Les malheu­reux ont escorté cinq agents de l’institut national de la statistique (Instat), au cours de leur mission de recensement général de la population et de l’habitat, quand le pire s’est produit.
Quatre arrestations s’en sont suivies. Les suspects sont actuellement obligés de guider un peloton de gendarmes, afin de retrouver les auteurs principaux en cavale.
Depuis, les gendarmes traversent des villages désertés. Joint par téléphone, un officier supérieur à la tête de cette expédition en cours, a affirmé n’avoir vu personne dans chaque hameau où ils sont passés.
Quelques bourgs ont déjà été inspectés depuis le début de ce raid. Il fallait faire plusieurs kilomètres, soit six heures de marche pour rallier le prochain village, comme l’a raconté ce chef d’opération.
Jusqu’à hier soir, aucune arrestation n’a toujours été signalée. La recherche continue donc de jour comme de nuit, selon les explications reçues.

Un autre poste attaqué

Alors que la traque des dahalo impliqués dans le meurtre des deux gendarmes à Antsaido Bebao, poursuit son cours, d’autres bandits armés, au nombre de vingt ont attaqué le poste fixe de la gendarmerie d’Ankisatra, à Maintirano, il y a trois jours. « Les assaillants ont battu en retraite lorsque les hommes du poste ont riposté par des tirs nourris », d’après les informations auprès du groupement de Melaky. Lors de l’affrontement, un des malfrats a été touché par les balles.

 

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