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Faits divers

SAMBAVA – Une aide-ménagère torturée par sa patronne

L’adolescente a le visage enflé à cause de violences que ses patrons lui ont infligées.

Accusée d’avoir volé 50 000 Ar, une fille de 17 ans a été brûlée avec du plastique fondu par sa patronne, vendredi. Le Parquet a libéré sa tortionnaire et ses complices.

Hématomes au visage, œil droit enflé et des traces de brûlures sur les deux mains et les pieds. C’est ce qu’on constate sur une fille de 17 ans torturée de sang-froid par sa patronne, vendredi, à Sambava. Elle a failli rendre son dernier souffle. La mère de l’adolescente a porté plainte auprès de la brigade de la gendarmerie locale.

D’après leur défense, « l’enfant a été envoyée acheter des noix de cola. Puis, elle a été accusée par son employeuse d’avoir volé 50 000 ariary, une imputation qu’elle a niée. L’argent n’a pas été pris en sa possession, d’ailleurs ». Ce jour-là, la fille a été capturée, séquestrée à la maison et attachée. Sa patronne l’a brûlée avec un jerrican fondu et enflammé. En plus, elle s’est fait tabasser. Pour que son calvaire s’arrête, elle a dû avouer le vol. « Elle s’est évanouie, nécessitant l’intervention d’une équipe médicale », raconte un gendarme.

« Quatre personnes ont été interpellées. Elles sont les auteures principales de l’acte, son mari, son père et sa mère pour non-assistance à personne en danger. Ils sont tous passés aux aveux. Ils ont regretté ce qu’ils ont pu commettre. Ils ont avancé que la colère les a conduits à agir ainsi », rapporte le gendarme.

Indigné

Traduits au parquet d’Antalaha, les suspects ont tous pu rentrer chez eux. Seulement, la bourrelle a été placée sous contrôle judiciaire. La décision a indigné plus d’un. « Les gendarmes ont fait ce qu’il fallait, mais le tribunal en a tranché autrement. La patronne affirme qu’on a volé son argent. Elle a châtié l’enfant au lieu de déposer plainte. Ensuite, on la laisse comme si de rien n’était », s’insurge un proche de la victime. Le procès aura lieu le 28 novembre, selon les informations recueillies. « Si c’est comme cela, personne ne fera confiance en la justice. Y a-t-il certains individus qu’on ne peut jamais envoyer en prison ? Une triste réalité. Monsieur le ministre de la Justice, voyez-vous le fonctionnement de cette justice dont vous êtes à la tête », s’écrie l’avocat de la partie plaignante.

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