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Rencontres du film-court – La « Compétition Nationale » s’étoffe de belles découvertes

Les RFC confirme sa popularité auprès d’une communauté de cinéphiles et de passionnés d’art de la capitale.

Le rideau s’est officiellement levé sur la 16ème édition des Rencontres du film-court ce week-end. Une édition qui vise à raviver la créativité des cinéastes nationaux tout en honorant leurs histoires.

C’est une fois de plus à travers cet esprit fraternel et solidaire propre à ce festival de cinéma unique en son genre qu’est les Rencontres du film-court (RFC), que le public cinéphile de la capitale festoie depuis ce weekend. Une fois de plus, c’est à nouveau à l’Institut français de Madagascar (IFM) Analakely que la cérémonie d’ouverture de la 16ème édition des RFC s’est donc tenue. Sur place les sommités du festival, ceux qui ont contribué à son émergence depuis plus de 15 ans maintenant ont répondu présents.

De même que des invités internationaux, des professionnels du septième art originaire de l’Hexagone, mais aussi du continent Africain qui honorent de leur présence et de leur savoir-faire ces RFC. D’entrée, on se laisse ainsi surprendre par la manière dont le festival a de se réinventer, que ce soit à travers ses propres codes, qu’à travers cette nouvelle vague de cinéastes qu’il attire. À l’image de sa catégorie « Compétition Nationale», qui conjugue aussi bien simplicité avec efficacité, que créativité et engagement social dans les propos des cinéastes. « C’est toujours avec plaisir que nous portons ce festival à bout de bras pour honorer le talent de nos cinéastes » confie alors Laza, directeur des RFC en ouvrant le festival.

Surprendre et amuser

Le festival reste cependant fidèle à lui-même, arborant continuellement ce statut de vivier d’artistes dont la liberté de création divise comme elle fédère. Les RFC se redécouvre toujours comme une plateforme d’expérimentation cinématographique pour tous les jeunes cinéastes nationaux. Ainsi, le public lambda peut encore une fois facilement s’y perdre, là où les cinéastes plus expérimentés s’y retrouvent ainsi à travers la patte artistique et la subjectivité de chaque œuvre.

Force est de constater alors que lors de la diffusion des huit œuvres en compétitions dans la catégorie « Compétition Nationale », quatre d’entre eux ont le facilement retenu l’attention du public à la sortie de la projection et ce aussi bien sur l’aspect technique que scénaristique. Sur l’aspect technique notamment, « Ilay voa» de Rado Andriamanisa sublime ainsi les yeux de l’audience. Coloré avec une mise en scène soignée et rythmée, bien que l’œuvre soit trop court pour ce que ça raconte, cette épopée fantastique étonne. Il en va de même pour « Cinq étapes » de Heryfield Mathilda Bezara s’affiche comme un bol d’air frais dans la compétition.

D’une manière très taquine avec un scénario bien travaillé et une réalisation efficace, son œuvre nous amuse en détournant grâce à la comédie notre compréhension du deuil. Le film d’animation plutôt méta, qui porte sur l’autoréférence de Hary Joël Rakotoarivelo à son public surprend également. Un scénario singulier porté par une réalisation tout aussi simple que singulière.

Subtilité et profondeur

D’un côté, certaines œuvres conquièrent alors facilement par l’humour, là où de l’autre, d’autres perdent le public malgré la profondeur de leur contenu, car paradoxalement jugé trop longue pour ce qu’elles racontent. L’œuvre de Gilde Razafitsihadinoina, intitulé « Tia, le danseur » en est entre autre l’exemple, puisque comme son intitulé l’indique il nous dépeint le portrait de Tia.

Par contre, là où l’on s’attend surtout à découvrir ses talents de danseurs en même temps que l’on en apprend sur lui, l’œuvre qui dure plus de 40 min nous en propose plus de la moitié à des scènes d’exposition qui même si elles introduisent peu à peu le sujet principal du film, sont bien trop lentes et trop longues. Il en va de même pour l’œuvre de Fifaliana Nantenaina, intitulé « Love Solescence », qui malgré un récit prenant sur les méandres de l’amour se limite à une série de témoignages face-caméra qui manque de rythme même si le sujet émeut son audience. Dans le juste milieu des choses, « Licorne » d’Aina Rasamoelina quant à lui a su prendre aux tripes le public en dépeignant le portrait poignant d’une jeune femme victime de viol depuis son enfance.

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