Océan indien

Maurice – Les FAZSOI à l’assaut du narcotrafic

Un premier exercice entre les Forces armées de la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) et les forces de sécurité mauriciennes s’est tenu. Il s’agit de lutter contre le narcotrafic.

Du 17 au 22 novembre, la Mauri­tius police force (MPF) et les Forces armées de la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) se sont entraînées à Maurice dans le cadre d’une coopération binationale portant sur la lutte contre le narcotrafic. Les armées françaises ont ainsi déployé une centaine de militaires, dont l’état-major des FAZSOI,
le patrouilleur Le Malin, l’escadron de transport ET50 et le 2e régiment parachutiste d’infanterie de marine (2e RPIMa), tous deux basés à La Réunion.

Les forces de sécurité mauriciennes, assurant tant des missions de défense que de sécurité intérieure, ont toutes été impliquées, à hauteur de cent trente militaires, garde-côtes et policiers : l’anti drug and smuggling unit (ADSU), la special mobile force (SMF), la special supporting unit (SSU), l’équipe cynophile de la police, les Maritime Commandos (Marcos), et le groupement d’intervention de la police mauricienne (GIPM).

La zone d’exercice en terrain libre était principalement concentrée dans le sud-est de l’île. De nombreux équipements ont été mis à disposition afin de pouvoir contrôler les procédures communes : le patrouilleur Le Malin (Marine Nationale), trois hélicoptères Alouette (Helicopter Squadron, Maurice), deux avions de transport Dornier (Coast Guards) et Casa (Armée de l’Air), ainsi qu’un patrouilleur Victory et un fast interceptor boat (Coast Guards).

L’école des garde-côtes du Chaland a accueilli le poste de commandement interarmées binational, en lien avec les composantes terrestres, aériennes et maritimes.

Interopérabilité

Après acquisition du renseignement critique désignant la localisation du cartel, dans une ancienne usine désaffectée, les groupes d’intervention ont pris d’assaut le bâtiment : le groupe de commandos parachutistes, renforcé d’un groupe du GIPM, a investi l’usine, appuyé par le groupe d’assaut par mer, lui-même renforcé des Marcos.

Ce premier exercice du genre entre les deux pays, baptisé «Phoenix», aura permis de développer leur interopérabilité, pourfaciliter toute éventuelle intervention commune dans la zone sud de l’océan Indien. De la planification à l’exécution de cette opération interarmées, Mauriciens et Français ont approfondi ensemble leurs procédures.

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