Culture

Didier Law – « La passion est là mais il manque une formation »

Malgré le libre accès à la numérique, la photographie requiert le professionnalisme. Le photographe international Didier Law partage ses expériences.

De passage à Madagascar, le photographe international Didier Law est disposé à partager ses expériences aux passionnés. Comme tous les autres secteurs, la photographie n’échappe pas aux conditions exigées dans la norme et la qualité. Devenir un photographe serait possible grâce au libre accès au numérique. Il y a ceux qui ont appris par expérience et ceux qui ont saisi les bienfaits de la technologie. Toutefois, pour Didier Law, le métier devrait être cadré dans la maitrise des fondamentales.

« Le problème des photographes malgaches est juste un simple manque de formation. Il y a beaucoup des passionnés. Cette passion mène très loin. Mais, il manque une formation, ne serait ce que de la base de la photographie. C’est la lumière qui n’est pas maitrisée par les Malgaches », a-t-il expliqué. Beaucoup de jeunes s’investissent dans le métier de photographe. Mais « le niveau était bas», quand il a mentionné les œuvres reçues dans le cadre du concours de photo organisé par le Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS).

« C’est pour ça que je suis venu pour leur donner une formation parce que le niveau était bas. Il n’y a pas d’école photo, il n’y a pas d’institut spécifique et cela m’a été un plaisir et un devoir de venir partager cette passion et mon travail ici. Je viens deux à quatre fois par an, en fonction de mes disponibilités, ce depuis sept ans », a-t-il soutenu.

Pour Law Didier, l’accès aux outils informatiques rend plus facile le partage dans la photographie en faveur des passionnés. Mais la maitrise de la base constitue des conditions à ne pas négliger. En outre, « la photographie est un vrai métier. Beaucoup pensent que c’est un plaisir, une passion. Effectivement, c’est un métier qui part d’une passion. On peut en vivre, mais ça s’apprend ». Dans la formation qu’il dispense aux photographes malgaches, il ambitionne de soutenir les jeunes malgaches dans ce métier. Ce n’est pas l’initiative qui manque, selon ses explications.

Les jeunes s’investissent dans la photo mais la plupart d’entre eux ont démarré avec leurs propres efforts pour devenir professionnel. Actuellement, les passionnés de la photographie commencent à se regrouper dans des associations et visent le professionnalisme.