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Société de sécurité: Qui voudrait faire couler le COPS?

L’histoire de Lionel Lelievre et de sa société, le Centre opérationnel de protection et de sécurité (COPS) est un véritable succès story qui doit inspirer tous les apprentis hommes d’affaire. Il fait partie des rares personnes à vivre et même à réussir parfaitement bien sa vie en faisant de sa passion son métier. Pour cet ancien légionnaire du fameux 2e REP de l’armée française, ce sont les trucs militaires, basés sur l’esprit d’équipe, la solidarité des hommes de troupe, la discipline et surtout le sport.

J’ai la chance d’avoir assisté à ses débuts, en 2012, alors qu’il avait investi tout ce qu’il avait pour lancer son affaire et ouvrir son bureau grand d’à peine 6m², aux couleurs évidemment militaires à Ambatonakanga et ou étaient exhibés fièrement les souvenirs de ses innombrables mérites au sein de l’armée tricolore. Ayant choisi Madagascar sur les conseils d’un ami, ancien frère d’armes, qu’il est venu rejoindre ici, sa méthode, sa rigueur et son implication personnelle avaient tout de suite fait la différence dans un marché ou d’autres sociétés étaient pourtant déjà bien implantées. La suite, derrière le militaire s’état en fait révélé un véritable chef d’entreprise qui emploie aujourd’hui des milliers d’hommes et de femmes.

Les agents COPS étaient et sont recrutés à l’issue d’un véritable parcours de combattant avec un test d’aptitude physique digne d’un concours de championnat du monde et d’un combat sans merci sur ring. Et c’est le boss en personne qui s’y met et il n’est pas rare que les Tananariviens croisent dans les rues encombrées de la capitale un « vazaha » en sueur qui court en petit short sous un soleil de plomb, suivi par quelques Malgaches, un spectacle qui faisait sans doute sourire certains mais Lionel, c’est ça, il ne fait jamais rien à moitié et y met toujours tout son cœur.

C’est la chaleur et la confiance dégagée par cette passion qui a séduit tant de particuliers et chefs d’entreprises qui ont décidé de lui confier leur sécurité, faisant de COPS le leader incontesté du marché de la sécurité civile à Madagascar à l’heure actuelle. Le COPS s’était révélé pour la première fois au public à travers ses agents en veste sombre et class qui assuraient la sécurité du quartier chic d’Antani­narenina jusqu’à Isoraka la nuit en 2013. Une véritable révolution à l’époque et qui n’avait pas toujours fait des heureux, notamment du côté de ceux qui avaient l’habitude d’y régner en maître, mais salué par les habitants et riverains qui avaient retrouvé leur sérénité perdue. Aujourd’hui, COPS compte parmi ses clients la plupart des plus grandes entreprises du pays et ses agents sont quasi omniprésents presque partout, centres commerciaux, représentations diplomatiques, etc.

C’est dans ce contexte que cette affaire de Danil Radjan est tombée. Sans ménagement et alors qu’aucun procès n’a eu lieu, le nom de Lionel Lelievre est jeté en pâture sur le champ médiatique comme étant impliqué dans l’assassinat de ce Franco-Indien, passant outre le principe fondamental en matière juridique: la présomption d’innocence et avec, en plus, une lacune de taille dans le dossier: l’absence de mobile. Pourquoi le PDG de l’une des entreprises les plus florissantes du moment, pouvait-il verser dans l’assassinat?

Et si le dessous de cette affaire était ailleurs, puisqu’il est évident que dans un marché aussi petit que Madagascar, le succès d’une petite entreprise que personne n’a vu venir n’a pas sans doute fait que des heureux? Privé de son PDG ou avec un PDG emmêlé dans une affaire de meurtre, le COPS n’aurait sans doute plus le même dynamique et pourrait même perdre la confiance de ses clients. Alors, à qui profiterait le crime? Qui a intérêt à faire couler le COPS?

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  • La justice doit faire son travail en toute indépendance . A ce jour il y a plus de présomption de culpabilité que d’innocence . Tout papier rémunéré abondant dans le sens d’un dessein de disculpation gratuite est insupportable et foule au pied l’état de droit . Le ministère public a une part de responsabilité morale et juridique dans le traitement sélectif des incriminés . Il y a la notion de  » conviction intime  » dans tout dossier scabreux !

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