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La FMF en crise – Le football pris en otage

Les  membres  du  Comité  exécutif  de  la  FMF lors  de  la  présentation  du  nouveau  logo,  hier.

La FMF est de nouveau en crise. Le comité exécutif est divisé en deux et n’a pas de président depuis le départ de Raoul Rabekoto à l’étranger.

RIEN ne va plus à la Fédération malgache de football. Ce que l’on croyait être un ma­l entendu entre les mem­bres est en fait une crise ouverte étalée au grand jour hier. Alors que la FMF présentait à la presse son nouveau logo à l’issue d’un concours, seuls deux membres du comité exécutif en l’occurrence le président par intérim et le président de la commission communication étaient là.

« Les autres membres sont empêchés ou se sont excusés », souligne le président de la commission communication. « Nous avons été avisés en temps que simples invités », rétorque un membre du comité exécutif absent de la cérémonie d’hier.

Outre la présentation du nouveau logo, qui est loin d’être génial, les deux membres du comité exécutif ont évoqué que rien n’est prêt pour la préparation des Barea dans la double confrontation contre la Côte d’Ivoire les 14 et 17 novembre. Ni le matériel ni les aspects logistiques ne sont au point.

Même son de cloche du côté de l’autre aile de la FMF qui a affirmé que les caisses de la fédération étaient vides au cours d’une conférence de presse avant le test-match contre le Burkina Faso au Maroc. C’est donc le seul dénominateur commun entre les deux camps de la FMF.

Lutte pour la succession

Depuis le départ en « exil »du président élu, Raoul Arizaka Rabekoto, rien ne va plus à la maison du football. Il a désigné un président intérimaire mais celui-ci ne fait pas l’unanimité parmi les membres. La lutte pour sa succession fait d’ailleurs rage. Tout le monde est appâté par les subventions octroyées par la CAF et la FIFA à toutes les fédérations membres dans le cadre de la lutte contre la COVID-19. Aucune trace de cet argent n’est perceptible pour le moment.

La cacophonie était perceptible depuis la préparation des Barea au Luxem­bourg et au Maroc. Les deux comités de la FMF jouent chacun dans son camp et diffusent des informations contradictoires.

Voilà donc le foot de nouveau pris dans un imbroglio infernal qui risque de causer des préjudices regrettables au Barea. Pourtant l’État n’a jamais autant soutenu le foot avec la construction de stades d’un bout à l’autre du pays conformément au Velirano du président de la République. Un engagement qui ne rencontre pas malheu­reusement l’homme qu’il faut à la place qu’il faut au niveau de la FMF. Aujourd’hui on réalise que pour hisser le foot vers les sommets, l’État et la FMF doivent faire un mano a mano et regarder dans la même direction.

C’est loin d‘être le cas et les choses deviennent difficiles à gérer. C’est d’autant plus déplorable que l’État à travers le ministère des Sports est désarmé face à cette situation. Toute intervention est suicidaire puisqu’elle sera assimilée par la FIFA à une ingérence comme à son habitude assortie d’une suspension de toutes compétitions internationales. Or, il va falloir trouver vite une solution pour sauver le foot en général et les Barea en particulier.

À quoi sert une fédération qui ne peut­ pas assurer son rôle ? Il ne faut pas oublier que les fédérations ne sont que des délégataires de pouvoir de l’État à travers le ministère des Sports. En principe, il peut retirer à tout moment cette délégation de pouvoir sauf que cela entre en contradiction avec les statuts de la FIFA et des fédérations nationales.

Les férus du foot ne souhaitent en tout cas qu’une fédération efficace et dynamique pour développer davantage leur discipline favorite. Si la FMF actuelle ne peut pas assumer ses responsabilités, le mieux ainsi que l’honnêteté est de remettre son tablier pour éviter les écueils préjudiciables. Une nouvelle élection se tiendra par la suite. Pourquoi vouloir rester à tout prix dans une instance fédérale alors qu’on sait qu’on n’a pas ni les moyens ni les initiatives pour réussir? Cela s’appelle un crime contre l’unanimité.

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  • Niet ! Le MALFRAT n’est pas parti en  » exil  » mais il s’est  » fait la belle  » ! C’est une métaphore lourde de sens juridico-administratif . Il n’y a pas lieu à faire des insinuations partisanes sur la situation actuelle de la FMF …

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