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SANTÉ – Comment un malade repousse les ravages de l’Alzheimer

L’Alzheimer n’est pas une fatalité. Jean Paul Randriambeloma, qui présenterait des symptômes de la maladie, mène une vie paisible.

Jean Paul Randriambeloma, un octogénaire, est intervenu sans aucun signe de perte de mémoire ni d’état de confusion mentale, les principaux signes de la maladie d’Alzheimer, durant la conférence organisée par l’ association Madagascar Alzheimer Masoandro Mody, à l’Hôtel de ville à Analakely, hier, dans le cadre de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. Pourtant, il dit souffrir de cette maladie depuis quelques années.

« Il y a trois ou quatre ans, j’ai présenté des symptômes de l’Alzheimer, comme la perte de mémoire, l’irritabilité, le stress. L’Imagerie par résonance magnétique (IRM) que j’ai effectuée à La Réunion, a révélé qu’une partie de mes neurones commençait à être endommagée, et c’est ce qui a confirmé mon Alzheimer. », relate cet homme de 84 ans, encore bien portant physiquement. Depuis, la maladie évolue petit à petit. « Ma perte de mémoire s’accentue. Il y a des noms que j’oublie. Une fois, j’ai garé mon véhicule dans un parking du centreville. J’ai croisé un ami, il m’a ramené chez moi. Une fois à la maison, on m’a demandé où j’avais garé le véhicule », raconte-t-il. Il souligne qu’il n’a aucune honte à dire qu’il est atteint de l’Alzheimer.

Encore autonome

Cet ancien cadre supérieur d’Air Madagascar mène une vie paisible et normale, malgré la maladie. « L’évolution de la maladie est inévitable, mais j’essaie du mieux que je peux de la freiner », indique-t-il. Comme astuces, ce père de famille effectue régulièrement des activités intellectuelles et physiques. « Je lis beaucoup, et j’écoute de la musique. Je marche trois à quatre kilomètres par semaine. Je me fais masser régulièrement, aussi, la partie de mon cerveau endommagée. Il ne faut pas attendre que la maladie s’aggrave pour s’occuper de soi. Le but, c’est de ne jamais laisser le cerveau se dégrader, trop rapidement », conseillet-il. Pour le moment, Jean Paul Randriambeloma est encore autonome, alors que généralement, la perte de l’autonomie est fréquente chez les personnes atteintes de cette maladie. Il fait tout pour le rester, le plus longtemps possible.

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