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MALADIE DÉGÉNERATIVE – Le combat de la fille d’un malade d’Alzheimer

Moment d’émotion hier, à l’Hôtel de ville à Analakely, lors de la célébration de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. Devant un parterre d’invités, Joëline Rafaranirina n’a pas pu contenir ses larmes, à la fin de son témoignage sur son vécu en tant que fille d’un malade d’Alzheimer.

« Je me sens un peu seule dans ce combat. Dans ma famille, beaucoup ne croient pas que notre père soit malade. Nous ne sommes pas du même avis, dans la façon dont nous nous occupons de lui. Je suis les conseils de son médecin, comme les traitements médicamenteux, d’autres ne les approuvent pas. Son médecin a aussi recommandé de ne pas l’emprisonner à la maison, de le laisser sortir si une personne peut le suivre constamment. Mais d’autres membres de la famille ne sont pas d’accord », raconte cette mère de famille qui ne travaillerait plus qu’une demi- journée par jour, pour s’occuper de son père.

Paul Rakotozandriny, le père de Joëline, ressent un besoin oppressant de sortir de chez lui et de marcher tout le temps. Ses principales destinations sont son ancien lieu de travail où il se rend fréquemment, le domicile de son fils qu’il confond avec son jumeau, déjà décédé depuis quelques décennies, et enfin, leur maison familiale.

Des moments de bonheur

« Jusqu’à maintenant, j’exerce le métier de chauffeur. Je ne peux pas être en retard, même de deux minutes, car mon patron est très strict sur la ponctualité », nous raconte le nonagénaire.

Par la suite, sa fille nous confie qu’il a oublié qu’il est à la retraite depuis de nombreuses années. Si Paul Rakotozandriny arrive encore à se souvenir de petits gestes de la vie quotidienne, comme manger, se changer, faire ses besoins, il a commencé à oublier certaines rues, à ne pas se souvenir du décès de sa femme qu’il réclame tout le temps, à confondre ou à ne pas reconnaître ses enfants et ses petits-enfants.

« Un jour, il m’a demandé qui est cet enfant, en parlant de ma fille. Je lui ai dit que c’est ma fille, mais il ne m’a pas cru », enchaîne Joëline, pour raconter une petite anecdote de la maladie de son père. Aussi dur que ce soit de s’occuper d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, Joëline Rafaranirina ne s’en plaint pas. Elle partagerait même des moments de bonheur avec son père. « C’est vraiment formidable de l’avoir et de discuter avec lui. », s’émerveille-t-elle.

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