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INSÉCURITÉ SUR LA RN2 – Des bandits attaquent quatre camions

Quatre véhicules lourdement chargés ont récemment été attaqués par des coupeurs de route à Brickaville et à Manjakandriana. Les routiers alertent les gendarmes.

L’INSÉCURITÉ refait surface sur certaines parties de la RN2. Les semiremorques sont de plus en plus ciblées. Rien qu’au cours de la nuit de dimanche à lundi, un camion a été attaqué à l’entrée de Maharidaza et un autre à Manjakandriana. Ils sont partis de Toamasina pour Antananarivo. Des bandits de grand chemin ont jeté des pierres sur le premier et cassé les plombs du conteneur du second. Ils n’ont pu rien dérober car les chauffeurs ont continué à foncer.

Deux semaines plus tôt, deux camions sont tombés dans les guet-apens des malfrats à Marozavavy et à Antsampanana. Les assaillants ont agi suivant le même mode opératoire. Ils sont repartis avec des marchandises évaluées à trois millions d’ariary. Ils laissent, par contre, les voitures légères rouler sans problème.

Ils s’en prennent quelquefois à des taxis-brousse. Dernièrement, un véhicule d’une coopérative de renom a été assailli entre Marozevo et Anjiro. Une bande armée est parvenue à monter sur le toit pour détacher les bagages. La brigade de la gendarmerie locale a opéré des arrestations suivies d’une grosse saisie de biens volés.

À plaindre

Les routiers s’insurgent face à l’insécurité qui risque de leur causer de lourds préjudices. « Les propriétaires des chargements et les patrons des véhicules ne font pas confiance aux chauffeurs. Ils croient seulement l’histoire lorsque le conducteur ou son aide a été tué. Ils refusent de croire à des attaques, même si le container a vraiment été cassé. Cette situation est à déplorer », regrette Joelson Rakotoarisoa, président du Syndicat des conducteurs professionnels de Madagascar (SCPM), zone RN2.

« Le mauvais état de la route est également l’une des sources de l’insécurité. L’État a réparé des tronçons après notre grève au mois de juillet de l’année passée. Mais la dégradation se situe à présent entre Anjiro et la capitale. Auparavant, nous faisions la dis tance Moramanga-Tana en quatre heures. Maintenant, ce trajet prend six ou sept heures, suivant le poids de la cargaison », enchaîne-t-il.

Les victimes ne voient pas les gendarmes faire des rondes sur les points noirs cités, d’après leurs propres explications.

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