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Migration clandestine – Des mineurs clandestins rapatriés de Mayotte

Des  migrants  arrêtés  par  la  gendarmerie  d’Ambanja  en  août.

Une fille a pu passer l’examen du BEPC, hier, à Antananarivo. Ses amies et elle, toutes mineures, ont été rapatriées au pays après avoir ralliées Mayotte clandestinement.

Des mineurs sont sujets de migration clandestine vers Mayotte. Une de trois filles confiées à un centre d’accueil de la capitale a passé la première journée des examens BEPC hier. La circonscription scolaire (CISCO) a accepté sa candidature.

Ces enfants avaient été refoulées avec d’autres depuis Mayotte. Ils sont arrivés au pays la semaine passée. Ils sont tous originaires de Nosy Be et d’Antsiranana.

D’après nos investigations, vingt-cinq personnes dont onze mineurs, sont secrètement partis d’Ankify Ambanja, le jeudi 10 septembre, entre 2 et 3 heures du matin, direction Mayotte. Les trois filles, actuellement sous la protection du centre d’accueil, ne savaient pas exactement où elles allaient être amenées.

« On n’avait rien dit à l’une. Pour l’autre, le motif était d’aller à la campagne, et de passer des vacances à Mayotte pour la dernière qui est en classe d’examen », selon nos sources.

2 800 000 ariary

Les renseignements recueillis révèlent que des proches de ces enfants les attendaient déjà à Mayotte. Certains d’entre eux avaient quitté Madagascar en 2006, également d’une manière clandestine. Maintenant que leur situation serait stable, ils demandent à leur famille de les rejoindre.

Cette fois, les enfants âgés de 8, 9, 12 et 13 ans, et d’autres migrants se sont embarqués à bord d’un navire. Ils ont atteint le territoire mahorais au cours de la nuit de vendredi à samedi 12 septembre où ils se sont fait remarquer et arrêter par les garde-côtes. Après procédures, ils ont été rapatriés.

D’après nos enquêtes, « l’équipe organisatrice de ce voyage clandestin encaisserait 2 800 000 ariary par client. Elle se rend parfaitement compte qu’il s’agit d’un trafic des êtres humains et d’une mise en danger de la vie d’autrui ». Le pire, « c’est que certaines gens du Nord prennent ce phénomène comme étant tout à fait normal. Une opération visant à l’éradiquer est en cours », confie notre interlocuteur travaillant avec le ministère concerné par cette affaire.

Le 22 août dernier, la gendarmerie d’Ambanja a communiqué l’arrestation de dix-sept voyageurs clandestins dès leur départ d’Ampasimbary Antafiambotry. D’autres coups de filet se sont enchaînés bien avant cela par la police et la gendarmerie.

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