Economie

Matières premières : Les entreprises de confection importent du tissu cher

67 % des entreprises formelles à Madagascar œuvrent dans l’artisanat et la confection. L’accès difficile au tissu de qualité freine le développement du secteur de la confection.

Dans l’obligation d’importer. Les entreprises locales de confection doivent actuellement importer du tissu selon ce qui est évoqué lors de la rencontre d’entrepreneurs avec des députés au siège du Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy . La concurrence, dominée par les friperies accessibles à toutes les bourses et les vêtements provenant de Chine, étouffe les entrepreneurs travaillant dans le textile et la confection. Le tissu de production locale, matière première utilisée dans la confection se raréfie. « La plus importante unité industrielle productrice de tissus à Madagascar exporte ses produits. Seulement les résidus de la production locale de tissus sont disponibles. Les entrepreneurs locaux accèdent à des tissus de second choix en conséquence», explique Rivo Rakotondrasanjy, entreprenant dans le secteur de la confection. Le marché local souffre alors d’un préjugé dégradant la qualité des produits des entreprises de confection.

« Or, les entrepreneurs excellant dans ce domaine essaient d’utiliser les matières premières locales», justifie Rivo Rakotondrasanjy. La libéralisation du commerce favorise l’entrée des produits vestimentaires étrangers tandis que les entreprises locales de confection emploient plusieurs individus. Pour éviter la méfiance de la clientèle, ces entreprises de confection doivent importer du tissu de l’extérieur afin de garantir la qualité des produits confectionnés par la suite.

Coton
Face à cette difficulté d’accès au tissu de qualité, les entreprises de confection s’attendent à la concrétisation de l’initiative du Président Andry Rajoelina quant à la densification des plantations de coton. Le tissu importé coûte très cher pour les entreprises locales de confection . Un développement soutenu de la filière coton permet un accès facilité au tissu obtenu à partir de la transformation industrielle du coton.

« Des impositions élevées s’abattent sur les entreprises de confection, à côté de l’importation de tissu. On ne peut cependant pas interdire les friperies sur le marché. La seule alternative c’est de promouvoir la plantation de coton, tel que le Président de la République l’a promis lors de sa campagne. On obtient du tissu à partir du coton, et le développement de la culture de coton permettra l’installation et le fonctionnent sur place d’unités de tissage, d’unités de filature, de teinturerie. 67 % des entreprises locales formelles, si elles ne sont pas dans le secteur de l’artisanat, elles se retrouvent dans le secteur de la confection », détaille Rivo Rakotondrasanjy face à six députés membres de la commission « Industrie, Secteur privé, PME» de l’assemblée nationale. Ces élus ont promis au président du FIVMPAMA, Andrianavalomanana Razafiarison et son équipe, de voir et d’ajuster les lois et dispositions légales, tant civiles que fiscales, qui font obstacle aux activités de tous les entrepreneurs malgaches de tous les secteurs.