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Chef de l’opposition ou maire de Tana : Ravalomanana sème l’IRD

Marc Ravalomanana demeure insaisissable. Pressenti chef de l’opposition, il est empêché par l’IRD mais cela lui ouvre la voie pour la reconquête de la mairie de Tana.

L ’IRD et les conseillers de Andry Rajoelina ont tout faux. Pour empêcher le gouru du TIM de redevenir maire de Tana, les têtes pensantes de l’Arena ont voulu reporter les communales le temps de trouver le candidat idoine à même de tenir tête au créateur de l’empire Tiko. L’IRD est tombé dans le piège tendu par Ravalomanana et le TIM qui exigeaient la révision de la liste électorale avant la tenue des communales. L’État a pris compte de cette demande et décide de reporter les communales. Le TIM et Ravalomanana ont été les premiers à dénoncer vigoureusement ce report avec des arguments fallacieux. L’IRD s’est fait une nouvelle fois avoir par la volte-face de Ravalomanana en décidant d’organiser les communales en novembre.

Entre-temps, Ravalomanana lorgne le poste de chef de l’opposition après sa deuxième place à la présidentielle et avec les seize sièges obtenus par la TIM à l’Assemblée nationale. Une éventualité qui a poussé les députés IRD à faire une proposition de loi, qui a été votée hier, pour l’empêcher de parvenir à ses fins. Mais finalement Ravalomanana n’aurait rien perdu au change étant donné le rôle symbolique du chef de l’opposition et sa marge de manœuvre limitée avec seize députés.

Deux tableaux

« Ravalomanana .Chef de l’opposition c’est un bon point pour la démocratie et une muselière en fait. Il est plus facile de maîtriser un adversaire qu’on voit en face et dont les activités sont encadrées par la loi, que de batailler contre un ennemi invisible », recommande un vieux politicien.

Au contraire l’IRD a résolu son dilemme étant donné qu’entre le chef de l’opposition et le maire de Tana, Ravalomanana était assis entre deux chaises. L’IRD a tracé sa voie et de toutes les façons, Ravalomanana a joué sur deux tableaux et était prêt à faire la part des choses. Sans l’avouer, il voulait revenir à la mairie de Tana où s’il est élu, il pourra mener la vie dure à Andry Rajoelina et tenir sa vengeance dans un rôle inversé.

Conquérir et diriger Tana restent des objectifs importants pour les politiciens. La capitale reste le dernier bastion du TIM même s’il n’y est plus souverain comme en témoignent les résultats de la présidentielle et surtout des législatives. Entre l’IRD et le TIM, c’était l’égalité parfaite avec trois arrondissements chacun.

Rien n’est ainsi gagné pour Ravalomanana surtout si l’IRD arrive à dénicher un candidat valable qui réponde au profil attendu par la population tananarivienne. Un mauvais casting ouvrirait une nouvelle fois la voie à Marc Ravalomanana qui s’offrirait un cadeau empoisonné avec l’état lamentable actuel de la capitale.

Il faut absolument un maire aux épaules assez larges, le dos d’une tortue géante, une tête en béton armé pour pouvoir sortir Tana de la galère. Ce qui n’est plus le cas de Ravalomanana ni des Ravalomanana comme en témoigne le mandat de son épouse Lalao qui est tout sauf un exemple de bonne gestion, une réussite managériale, un succès disciplinaire.

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Chef de l’opposition ou maire de Tana : Ravalomanana sème l’IRD

Marc Ravalomanana demeure insaisissable. Pressenti chef de l’opposition, il est empêché par l’IRD mais cela lui ouvre la voie pour la reconquête de la mairie de Tana.

L’IRD et les conseillers de Andry Rajoelina ont tout faux. Pour empêcher le gouru du TIM de redevenir maire de Tana, les têtes pensantes de l’Arena ont voulu reporter les communales le temps de trouver le candidat idoine à même de tenir tête au créateur de l’empire Tiko. L’IRD est tombé dans le piège tendu par Ravalomanana et le TIM qui exigeaient la révision de la liste électorale avant la tenue des communales. L’État a pris compte de cette demande et décide de reporter les communales. Le TIM et Ravalomanana ont été les premiers à dénoncer vigoureusement ce report avec des arguments fallacieux. L’IRD s’est fait une nouvelle fois avoir par la volte-face de Ravalomanana en décidant d’organiser les communales en novembre.

Entre-temps, Ravalomanana lorgne le poste de chef de l’opposition après sa deuxième place à la présidentielle et avec les seize sièges obtenus par la TIM à l’Assemblée nationale. Une éventualité qui a poussé les députés IRD à faire une proposition de loi, qui a été votée hier, pour l’empêcher de parvenir à ses fins. Mais finalement Ravalomanana n’aurait rien perdu au change étant donné le rôle symbolique du chef de l’opposition et sa marge de manœuvre limitée avec seize députés.

Deux tableaux
« Ravalomanana .Chef de l’opposition c’est un bon point pour la démocratie et une muselière en fait. Il est plus facile de maîtriser un adversaire qu’on voit en face et dont les activités sont encadrées par la loi, que de batailler contre un ennemi invisible », recommande un vieux politicien.

Au contraire l’IRD a résolu son dilemme étant donné qu’entre le chef de l’opposition et le maire de Tana, Ravalomanana était assis entre deux chaises. L’IRD a tracé sa voie et de toutes les façons, Ravalomanana a joué sur deux tableaux et était prêt à faire la part des choses. Sans l’avouer, il voulait revenir à la mairie de Tana où s’il est élu, il pourra mener la vie dure à Andry Rajoelina et tenir sa vengeance dans un rôle inversé.

Conquérir et diriger Tana restent des objectifs importants pour les politiciens. La capitale reste le dernier bastion du TIM même s’il n’y est plus souverain comme en témoignent les résultats de la présidentielle et surtout des législatives. Entre l’IRD et le TIM, c’était l’égalité parfaite avec trois arrondissements chacun.

Rien n’est ainsi gagné pour Ravalomanana surtout si l’IRD arrive à dénicher un candidat valable qui réponde au profil attendu par la population tananarivienne. Un mauvais casting ouvrirait une nouvelle fois la voie à Marc Ravalomanana qui s’offrirait un cadeau empoisonné avec l’état lamentable actuel de la capitale.

Il faut absolument un maire aux épaules assez larges, le dos d’une tortue géante, une tête en béton armé pour pouvoir sortir Tana de la galère. Ce qui n’est plus le cas de Ravalomanana ni des Ravalomanana comme en témoigne le mandat de son épouse Lalao qui est tout sauf un exemple de bonne gestion, une réussite managériale, un succès disciplinaire.