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Commerce – Pénurie de conteneurs dans le monde

Les  embouteillages  de  conteneurs  ne  constituent  pas  un  problème  pour  le  port de  Toamasina.

La crise sanitaire a désorganisé le commerce mondial depuis près de dix-huit mois. La bataille des conteneurs perturbe encore plus les économies.

Le flux ingérable de 2017- 2018 au port de Toamasina remonte à bien loin. Si à cette époque les 250 000 conteneurs équivalents vingt-pieds (EVP) gérés annuellement au grand port, constituaient un casse tête général pour le gestionnaire du terminal à conteneurs, la société portuaire à gestion autonome de Toamasina, le ministère du Transport, les opérateurs privés, ce n’est plus le cas. « De là à dire que le port et la société de Manutention des marchandises conventionnelles (SMMC) se tournent les pouces, serait extrême. Mais les embouteillages de camions et de conteneurs ne sont plus constatés au port depuis bien longtemps bien que nous ayons toujours travaillé depuis la crise du coronavirus » apprend une source auprès du grand port.

Il y a bel et bien des mouvements d’importation et d’exportation actuellement mais l’embarras se trouve ailleurs. Ce n’est ni un défaut de matériel de manutention ni de problème d’incapacité d’accueil des terre-pleins. Nombre de ports de fret dans le monde ne sont pas encore opérationnels depuis la pandémie. Quand l’Asie principalement a cessé d’exporter, des ports d’Europe, des États-Unis et d’Afrique ont cessé de tourner. Mais depuis le début de cette année où des pays du monde pensent à une relance progressive de l’économie avec la reprise des échanges commerciaux, d’autres ne se sentent pas encore prêts, craignant que cela ne soit qu’un feu de paille.

Quadruplé

Des conteneurs restent ainsi non ramassés et s’accumulent dans de nombreux ports non actifs. Il n’y pas de dockers ni de manutentionnaires. Le journal Le Monde parle d’une réduction de 30% de la flotte de conteneurs sur les routes commerciales.

D’autres études avancent plus. Les producteurs de conteneurs n’en fabriquent pas de peur d’une reprise prochaine des mouvements des ports de fret mondiaux, offrant alors la possibilité de récupérer les conteneurs restés en pile dans les ports fermés. Un cabinet d’analyse parle de deux millions de conteneurs fabriqués en 2020. Les fabricants chinois se disent être en manque d’acier et d’aluminium.

Actuellement, un conteneur est vendu à 5000 dollars l’unité alors qu’il coûtait 1460 dollars avant la crise. Aussi, la bataille des conteneurs impacte-t-elle sur les prix des frets lesquels se répercutent sur les consommateurs. Ce qui peut alors expliquer la hausse des prix de certains produits parvenus à Madagascar. On note entre autres les matériels électroniques, les véhicules, les aliments, le textile et habillement.

Les consommateurs subissent des hausses de 9% à 20% selon le cabinet « Oxford Economics ». Cette pénurie de conteneurs se prolongerait encore cette année d’après les détails rapportés par le cabinet. En temps normal, le trafic de conteneurs dans les ports de Chine compte quelques deux cent millions de conteneurs par an, vingt-six millions pour la Malaisie, cinq millions pour l’Afrique du Sud, cinq cent dix mille pour l’île Maurice. 825 millions de conteneurs ont été en circulation dans le monde en 2019.

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