Economie

Programme Fihariana – L’Androy en pole position pour le dépôt de dossiers

Ce sont les responsables du programme qui se réservent de définir le montant et les projets qui en bénéficieront 

Près de cinquante mille porteurs de projets espèrent bénéficier de l’appui du programme Fihariana. La région Androy à elle seule compte huit mille dossiers. Cependant, les avis divergent.

La culture entrepreneuriale vient de prendre un coup d’accélérateur. A l’image du nombre de dossiers reçus pour les demandes de financement de projet dans le cadre du programme Fihariana. Selon les informations officielles, 49 315 porteurs de projets espèrent bénéficier de l’appui du programme depuis son lancement au mois de juin dernier. La région de l’Androy étant le plus fortement représenté avec près de 8000 demandes de financement reçues.
A rappeler que le programme octroie une fourchette de financement entre 200.000 à 200.000.000 d’ariary selon l’importance du projet. Le principe du Fihariana se base sur les partenariats avec certaines banques primaires sur un taux d’intérêt allant de 5 à 9 %. Ces dernières définissent le montant empruntable pour chaque projet et c’est le programme qui se porte garant de la solvabilité des emprunteurs après avoir épluché leurs dossiers. A la base, un budget de deux cent milliards d’ariary sera alloué au programme. En se basant sur le minima de prêt de 200.000 ariary, la totalité des demandeurs devraient obtenir le financement.
Cependant, le prêt sera validé en fonction de l’envergure du projet. Par ailleurs, l’essence même du programme étant de donner l’opportunité à tous les malgaches de transformer leurs idées d’entreprise en réalité en leur apportant un accompagnement à la fois technique et financier. « Avec un objectif de création de 10.000 emplois par an, le programme Fihariana ambitionne alors d’offrir un accompagnement rigoureux et un financement proportionnel aux besoins de chacun, les projets que nous appuyons sont voués à réussir. » avance les responsables sur le site officiel du programme

Scepticisme
« Sachant qu’il faut en moyenne prévoir un à deux millions d’ariary rien que pour la procédure de création d’entreprise, la moitié du budget prévu par le programme, soit un équivalent de 98 630 000 000 sera uniquement destinée à cette effet si tous les projets tiennent la route et valent la peine d’être financés. Par ailleurs, C’est un système d’emprunt à rembourser dans un délai maximum de trente-six mois. C’est presque exactement comme si on avait recourt à un emprunt classique dans une banque primaire. Ce qui diffère et ou avantage le programme c’est sur le taux d’intérêt réduit de moitié car sur un emprunt classique le taux d’intérêt des banques avoisinent habituellement les 17 à 19% sans parler des gages que ces établissements exigent. Cependant beaucoup de jeunes sont induits en erreur par manque d’information concernant les détails du programme et imaginent qu’il s’agit d’un don et non d’un prêt. D’où cette bousculade » déplore un des jeunes ayant déposé son dossier.
Un point de vue qui confirme le scepticisme d’un bon nombre de jeunes porteurs de projet à l’égard du programme malgré les objectifs louables qu’il véhicule. Pourtant la majorité des sans-emploi est composée de jeunes avec un taux supérieur à 70%. L’aventure entrepreneuriale se place alors comme une alternative intéressante pour renverser cette tendance.

 

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