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Transport public – Report de la hausse des tickets de bus

Les transporteurs font marche arrière. La hausse des tickets de bus est suspendue temporairement.

Les usagers des transports en commun dans la ville d’Antanana­rivo peuvent être tranquilles. La hausse des tickets à500 ariary est reportée à une date ultérieure et non le 26 juillet, comme les transporteurs l’ont annoncé le 7 juillet. Tel a été le consensus trouvé entre opérateurs et l’État après trois réunions consécutives. « Les conditions permettant l’augmentation des tickets de bus ne sont pas encore remplies, après consultation de tous les critères. De toute façon, l’État va procéder à la régularisation des compensations dans les plus brefs délais », a précisé le colonel Andry Rakotondrazaka, directeur général de l’Agence de transport terrestre (ATT), hier, à l’issue de la troisième réunion entre les deux camps à Ambodivona. Ces critères sont, entre autres, des prix instables des carburants, de la proportionnalité de la qualité et de la conformité de l’exploitation. Et Bernardin Andriambinintsolomora, président de l’union des coopératives de transporteurs urbains (UCTU) d’ajouter, « l’appréciation de l’ariary, actuelle, permettra certainement la baisse des prix des pièces ».

Temporaire
Si le président de l’UCTU a été plus conciliant avec l’État, la majorité des présidents de coopératives admettaient amèrement cette décision. Il a fallu un grand débat entre les deux camps, puis entre les opérateurs eux mêmes, pour trouver ce point d’entente.
« L’État ne nous a rien promis, mis à part la régularisation de la compensation de septembre à novembre 2015. Cela ne va pas renflouer nos manques à gagner, avec le prix des carburants actuels », avouent des présidents de coopératives.
Cette décision n’est qu’une solution temporaire. Les transporteurs accorderont un mois à l’État pour trouver une solution pérenne. Et ce, à compter du 26 juillet. « On ne demande qu’une chose : ramener à moins de 3 000 ariary le prix du litre du gasoil car même un écart de 50 ariary est déjà significatif », réclament les transporteurs. Ils reviendront sur leur décision, si l’État ne fait rien. L’ATT pose aussi ses conditions. « On veillera à ce que le rapport qualité/ prix soit respecté, avant l’augmentation du tarif », répond Andry Rakoton­drazaka.
Concernant la poursuite de la compensation, rien n’est encore sûr. « Il est du rôle de l’État d’en décider suivant le tarif des carburants », a souligné le DG de l’ATT, représentant du ministère du Transport et de la météorologie.

Miangaly Ralitera

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